La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA GRANDEUR DES ÉTATS-UNIS peuple : 29 °/o- L'Allemagne elle-même ne saurait oflrir pareil exemple. Ce total de 51,200,000 tonnes se distribue comme il suit entre les diverses zones d~ pays : 30,800,000 pour l'Atlantique, 7 millions pour le golfe du Mexique, 5,700,000 pour le Pacifique, 7,700,000 pour les Lacs. Il résulte de cette répartition que le grand secteur de la circulation américaine est toujours la partie qui regarde l'Europe et qui en somme comprend presque tous les ports classes. Cette proportion est-elle destinee à changer; les côtes du Pacifique qui n'entrent gucre que pour un neuvième dans l'activité générale, augmenterontdies leur contingent proportionnel? Tout porte à le croire, mais il n'est pas sans interêt, pour l'heure, de constater que les rivages de l'Est sont encore ceux qui bénéficient le plus du développement des échanges de l'Union. Une courte enquête sur les grands entrepots des diverses zones nous permettra de présenter à l'appui de cette objection des arguments probants. New-York, qui enregistrait un mouvement de 12,200,000 tonnes en 1890, passait :\ 15,300,000 en 1898 ; Philadelphie avançait de 2,500,000 à 3,200,000; Baltimore de 1,900,000 à 3,500,000; Boston de 2,600,000 à 3,800,000; Charlcstown restait immobile ou peu s'en faut, mais Savannah poussait son tonnage de 500,000 à 700,000, la Nouvelle-Orleans de 2 millions i 3,200,000 et Galveston de 350,000 :i 1,600,000. Bref, si l'on voulait établir une moyenne entre ces divers ports de l'Atlantique ou du Golfe, on pourrait dire que leur taux d'accroissement a été de plus de 40 °/o. Or, S:111-Franciscoqui est le principal marche du littoral du Pacifique, n'a guere enregistré de 1890 à I 898 que 24 °/0 de plus value : 2,100,000 et 2,600,000 tonnes. * * * La marine marchande américaine est fort loin d'avoir suivi,en son effectif, la progression du mouvement des ports._ Elle comprenait ·4,307,000 tonnes en 1889, 4,769,000 enr897 (1).C'est un coefficient d'augmentation notable, mais qui n'a rien d'extraordinaire, et que d'autres nations ont très largement dépasse. Aussi ne convient-il pas de s'étonner si les transports de l'Union se font surtout sous pavillon ctranger et si la part du pavillon national a été en décroissant sans cesse depuis 1870. Absolument il ne couvrait en 1897 que 7,200,000 tonnes contre 6,800,000 en 1890, 6,200,000 en 1880, 5,200,000 en 1870. Relativement, son pourcentage tombait de 67 °/o en I 859 à 17.4 0/ 0 en 1880, 12.9 °/0 en 1889 et 9.3 °/o en 1898. Si le contingent (1) Dont 86 °/ 0 sont accaparés p:tr le cabotage.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==