186 LA REVUE SOCIALISTE l'industrie 1utionale suffisamment forte en clic-même et, sans autre liane de aar<le remanieront leurs taxes suréleYécs. b b ' * * * L'cnorme croissance des exportations américaines se répartit, de même que la baisse des entrées, sur presque toutes les contrées du globe et sur toutes les rubriques. Les produits des fabriques de la NouvelleA1wleterre les céréales de la Yallée du Mississipi et des districts de b ' . l'Ouest se distribuent par quantités croissantes entre les Etats du \ïeux-Monde et les jeunes pays de !'Extrême-Orient et de l'Océanie. Le rôle économique de l'Union grandit uniformément et à la fois dans toutes ks zones habitées. •\'oilà encore un trait remarquable, et que l'Allemagne même, en dépit de la rigueur mathématique de son expansion, ne présente pas à un égal degré. L'Europe achetait en r889 pour 2,890 millions à la République; en 1893 lechiffre passait à 3,305 et en 1898 à 4,865.Lescinq dernières années, qui auront enregistré une plus-value superieure à 1,550 millions ont donc été particulieremcnt fécondes pour les relations de notre Continent avec les États-Unis. Par un parallélisme digne d'attention, elles auront de même été marquées par les plus fortes majorations de la période décennale dans les échanges de cette puissance avec les autres parties du globe. Aux trois dates 1889, 1893, 1898, les acquisitions de l'Amérique du Nord montent à 450, 595 et 704 millions·; celles de l'Asie à 95, 80, et 220 ; celles de l'Océanie à 80, 55 et IIO; celles de l'Afriqu~ à 17, 26 et 87; en somme, si l'on Yeut prendre une autre notation : entre 1889 et 1898, la clientèle européenne a grandi ·de 7r 0 /o, la clientèle américaine de 55 °/o, la clientèle asiatique de 12 °/o, la clientèle océanienne de 37 °/o, et la clientèle africaine de 412 °/o• Il n'est pas sans intérêt, et surtout en vue de certaines déductions rationnelles d'ordre politique et diplomatique, d'étudier d'un peu plus près les rapports des États-Unis avec les diverses puissances. De toutes, l'Angleterre est celle qui ofire à l'ancienne colonie britannique le débouché le plus sûr et le plus large. Nos voisins n'ont guére tenu compte des mauvais procédés douaniers, de la mise en vigueur des tarifs draconiens qui ont si sensiblement réduit leurs importations outre Atlantique. Ils absorbent chaque année des quantitcs grandissantes de denrées alimentaires, voire même de produits manufacturés, que leur dépêchent les ports de l'Atlantique : New-York, Boston, Baltimore. En 1889 la somme des acquisitions du RoyaumeUni dans les États de l'Union montait à 1,910; en 1893 à 2,105, puis stationnaire de l 89 r à r 896, elle rebondissait de près de 600 millions
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==