IO LA RE\-CE SOCIALISTE toutes les autres, montre bien qu'il se sépare de l'antisémitisme violent et de M. Drumont ainsi que de ses amis, puisqu'il s'approprie toutes leurs thèses et accepte leurs propositions de lois. Pour établir que les indigénes ne souhaitaient pas le présent a eux fait par le gouvernement de la Défense nationale, on rappelle que, dés 1865 a 1871, il y eut seulement I 11 Israélites qui sollicitérent la naturalisation française. Seulement, ayec leur bonne foi habituelle, les proscripteurs oublient la réponse typique opposée à ce sophisme par Crémieux : Me demandez-vous encore pourquoi j'ai imposé la naturalisation aux Juifs qui ne la voulaient pas? J'ai répondu au nom de la morale; je vais répondre au nom de la religion. Chez les Juifs, la loi civile, c'est la loi religieuse, c'est Dieu qui a tout ordonné, et enfreindre la loi de Dieu, c'est encourir les plus terribles anathèmes. Or, vous ne voulez pas violer la conscience, la foi de ces hommes, dont les personnes vaincues sont sous votre domination, mais dont la religion inaccessible ne peut, sans une épouvantable oppression, être réduite à néant. Par une admirable prévoyance (que les croyants disent croyance divine), la loi de Dieu peut, chez les Israélites, s'allier avec la loi du pays. Un précepte dit aux Israélites : S1tis la loi du royaume que tu habitessi on te l'impose; la loi devieut alors 1111 code. Ainsi, sans abdiquer la loi de Dieu qui est sa foi, !'Israélite suivra Ir. loi du pays qu'il habite. On lui règle la distribution de ses bims, il obéira; 011lui defend d'épo1tsersa belle-sœur à moins de dispenses, il se soumettra; on l1ti interdit le divorce,ilnerépudierapassafemme;iln'abdiquernpas sa loi, puisque la loi d1tpays q1t'o11lui imposedevient la loi de Dieu. Aussi les décisions du Grand Sanhédrin les déclarèrent en 1806 régis par la loi française, puisqu'ils étaient reconnus citoyens français. Et, dans ses derniers jours, entraîné par des opinions décisives, l'Empire allait proclamer la naturalisation en masse des israélites indigènes. . . . . . . . . . . . . ................................. Mais le décret laissait l'option libre aux Israélites : acceptez ou refusez. C'était les placa eux-mêmes entre la loi de Dieu et la loi des hommes . . ; ••••••••••••••••• ♦ ••••••••••••• Devant l'idée religieuse, il ne faut pas sourire en espritfort, il faut se mettre à la place du croya11t, et, pour :ivoir son adhésion, rassurer sa conscience et sa foi. C'est ce que je demandai au Conseil d'Etat par une note que je confiai à mon ami le général Allard, président de section ; c'est ce que je demandai au garde des sceaux ; c'est ce que nous aurions, sans aucun doute, obtenu de l'Empire, puisqu'il voulait la naturalisation en masse. C'est ce que la délégation de Tours a fait par son décret du 24 octobre. Et ne dites pas que les Israélites d'Alger se sont récriés, ont élevé quelques plaintes, au contraire. . . LEURS CONSISTOIRES,EN APPRENANTQUE LA LOI DU RECRUTEMENTSEMBLEOUBLIERLES ISRAÉLITESNON INSCRITS, ÉCRIVAIENTAU MINISTRE: cc LES JUIFS ALGÉRIENSSONT FRANÇAIS; ILS
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