La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

I LA REVUE SOCIALISTE de Diui, dont nous parle la Bible, que Rome eut tant de peine à réduire, qui des siècles durant frémit sous le joug et soutint au dernier jour de son existence nationale, contre \'espasien et Titus, l'un des sièges les plus hèroïques de l'histoire? Si le Juif cperdu, qui suait la peur sous les menaces de la populace les jours d'invasion du ghetto, est bien le filsduJuifintn'.:pidequi tint tête aux lêgions de Pompée, guelk dèchéance; et aussi, quelle preuve écbtante et vivante, de l'influence exercée sur lui par les conditions extérieures de milieu qui l'ont amené à subir une telle abjection! Si l'on admet la descendance directe qu'affirme i\l. Drumont, il n'est certes pas de race plus malléable ni plus plastique que celle qui a pu tour :\ tour modifier ses conditions de \'ie sur les nécessités économiques et sociales de tous les âges et de tous les lieux, se faire pastorale et militaire en Judce, usurière au ~loycn-Agc. et reprendre la tête du dc,·eloppeme'nt commercial, industriel et financier, dans le rcgirne capitaliste contemporain. Des qualites ethniques aussi admirables, spèci,lies à une race, sont incompatibles avec toutes les données de l'histoire. On ne saurait donc admettre la perpétuitc du peuple juif à travers les siècles, la pureté eugénique de leur race, comme dirait i\l. Lapouge. En accordant que de nombreuses colonies juives aient abordé en Occident aprcs la dispersion, les sectateurs de t-.ioïscont été trop souYent, jusqu'ù une période relativement récente, les fanatiques propagateurs de leurs pratiqut:s cultuelles, pour qu'une fusion du ~ang aryen et du sang scrnitc ne se soit pas produite. Pendant les quatre premiers siècles, le judaïsme lutta de zcle et d'ardeur prosélytique pour conYertir ù lui barbares et chrétiens. Mis hors la loi à cette époque et pour cette raison, il ne se découragea pas et continua son indomptable propagande. On a affecté, l'autre jour, de paraître très surpris quand je rappelai les nombreuses prescriptions édictées contre le prosélytisme juif, qui fut une des causes premières de l'interdiction de tout commerce aYec eux. Peut-être cette surprise était-clic sincère. Les élèYes des bons pères qui siègent sur les bancs de la droite ignorent tant de choses élémentaires! .Mais les actes des conciles, des papes, des rois et des empereurs sont Li, témoins viYants du zèle qu'apportèrent les Juifs à ou,Tir leurs rangs aux chrétiens. Le premier Constantin fait defendre aux Israclites de circoncire leurs csclavcs ( 1) ; le second Constantin leur défend sous peine de mort d'épouser des chretiennes; il renouvelle la defense de circoncire le~ escl,1ves et prononce la confiscation des biens des chrétiens qui embrassent le judaïsme (2). En Sicile, au sixième siccle, l'ardeur de (1) Decurio11ib11Asgnj1p., dans le tome II du Recueil des bis/oriws de France. (2) Saint-Hilaire i11Psa/m., L\'III, 131, I.J6.

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