La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

I.E CONGRÈS IXTERXATIO>-'AL DE L'ART PCBL.IC 73 saires; elles consfituent la genèse même Ju Co11grèsde /'Art public. L'Association, composée de 2,000 membres, ayant constaté les heureux résultats obtenus en Belgique, grkc à son initiati,·c, estima qu'il était utile de provoquer un mouvement analogue dans les autres pays d'Europe et d'Amérique. Elle mit donc a l'étude l'organisation d'un Co1wrès international et les conyocations furent lancées Jans le cou- o rant de l'annee 1898. « Nous aYons l'honneur de con\'icr les gouYernements, les municipalités, les corps administratifs, artistiques et professoraux, ainsi que les artistes et les esthètes en général, au premier Congres de l'.\rt public. » Tel etait le texte essentiel de la conrncation lancée par le Co11seilgé11érnlde l'Œuvre de l'Arf public et, le 2_1 septembre, le Conores s'ounait dans la grande salle du Palais des Académies, a Bruxelles, 0 . ~ous la presidencc de 1'I. Bernaërt, ministre d'Etat, président de la Chambre de~ députés. De nombreux Mlegués étaient présents, Yenus d'Angleterre, d'Italie, d'Allcnugne, de Hollande, de Suéde, de 'orn!ge, du Danemark, d'Autriche-Hongrie, des États-Unis. La délégation française èfait particuliéremènt nombreuse, le gouYerncment français et plusieurs municipalités importantes s'ctant fait rcprescnter. Paris aYait delégue le president, le Yice-presidcnt et un secretaire du Conseil municipal; la quatrième commission du Conseil (instruction et beaux-arts) etait représentée par trois de ses membres; enfin, la commission du \ïeux-P,uis a,·ait donne mandat :'t un architecte de participer aux tra\'aux du Congres. Le discours d'ou\'crture, prononcé par M. Bcrnaërt, le Congres s'organisa en se répartissant en trois sections d'étude et l'on se mit immédiatement au tra\'ail, le temps étant mesuré et quelques journées deYant être occupées par des excursions à Malines, Bruges, Gand et Liége où se dressent encore presque intacrs, restaurés ou attendant <le necessaircs restaurations, <les œun-cs admirables, monuments, maisons, motifs décoratifs qui transforment certaines places, certaines rues en Je merveilleux musées archt'.:ologiqucs. Comme on l'imagine aisement, il n'c~t pas et il ne saurait être dans notre intention de faire ici un compte rendu analytique complet des débats <lechaque section ou des asscmblces générales du Congrès. >,;ous dcYons nous borner à en indiquer les grandes lignes, à marqucï les points qui les caractérisent, à en dégager la portée artistique et sociale. Tout d'abord, faisons une constatation Le programme des questions soumises à l'étude était peu methodiquc; c'était fatal pour un premier congrès; c'était fatal aussi parce que !'Art public a des penétrations nécessaires dans ce que l'on pourrait appeler le domaine Je l'art p'tivé, <le l'art intime.

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