I.E CO)..'CRÈ' J).;TER>:ATIO).;AJ. DE L'Alff PCBUC 71 Une bre\·e explication prblable est nécessaire: clic portera sur les origines mêmes du Co11grèis11temalio11adle l'Arl Public. On s'occupe d'Art un I'~u partout, dans le monde ci,·ilisé; d'une façon peu :utistique fréquemment, d'une façon trés artistique quelquefois. C'est un champ fort vaste que celui de l'.\rt; peut-être y a-t-il une tendance trop accusée chez certains ,\ vouloir le cloturcr pour l'isoler, alors que par tant de points il se relie au milieu social, à toute l'évolution générale donr. il doit être une résultante et l'ex pression. Or, voici que, pour la premiere fois, en un congrès assez solennel, sinon trés méthodique, se sont trouYés réunis des délègues de diYers pays d'Europe et <l'outre-océan, pour s'occuper d'une façon toute spéciale de l'.Arl Public. La co1wocation était partie de Bruxelles, de cette Belgique fort intéressante à tant de titres et où, tkpuis quelques années, à coté du mouvement socialiste, se dessine un tres actif, tres intense mou\·ement littéraire et artistique. Les convocateurs? Des membres d'une association récemment fondée mais qui. malgré sa jeunesse, a prompteme11t acquis une assez grande Yitalite pour s'être heureusement manifcstce et a,·oir prornqué cette manifestation importante dont les résultats pourraient C:tre excellents. De 1894, en effet, date la fondation de l'Œuvre 11alio11aldee l'Arl appliqué ri la rue el aux objets d'utilité publique, duc à l'initiative de quelques artistes et d'hommes de goùt. Le but de cette œuvre, 11ous le trouYons 11etterne11t indiqué dans un programme fort clairement condense : « Crècr une émulation entre les artistes, en traçant une Yoie pratique QÙ leurs tra,·aux s'inspirent de l'intérêt général. Revêtir d'une forme artistique tout cc que les progres ont acquis d'utile à la Yie publique contemporaine; - transformer les rues en niusées pittoresques, constituant des éléments \'ariés d'éducation pour le peuple; - rendre à I'Art sa mission sociale d'autrefois, en l'apf1liquant à l'Idée moderne dans tous les domaines régis par l',\rt public.» . Unanimement, la presse belge s'attacha à donner son appui à l'association naissante, à propager son programme, à préciser le but qu'elle assignait a ses efforts et il n'en fallut pas c.laYantage pour que, rapidement, des comités locaux se fondassent à A11Yers, Namur, Charleroi, Licge, etc .... • « L'application de l'art a la rue )>. Cette partie du programme, l'Association le mit immédiatement en pratique en organisant un concours d'enseignes. Ceci semblera puéril à première vue, mais l'étude du passé ne nous dit-elle pas quel soin fut apporté, jadis, un peu partout aux enseignes et les collections publiques ou privées, les estam- -
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