La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE LE CONGRÈS INTERNATIONAL ' DE L ART PUBLIC Chaque anncc - surtout durant lcs reposantes \'illégiaturcs, ignorées <le ceux qui le plus peniblcment traYaillcnt - Yoit se tenir une foule <lecongres nationaux ou intern,Hionaux et les bons bourgeois bourgcoisant ne se montrent pas lcs moins empressés;\ congresser, :1 la condition toutefois que leur internationali:;rnc <lequelques journées ne puisse en rien compromettre leurs intérèts politiques ou éc9nom1ques. Ainsi, chaque annce démontre, mer\'eilleuse et féconde leçon de choses, que la majeure partie des questions qui prcoccupent ou pa~- sionnent les esprits ne peu\'ent phis rester localisées, emprisonnées <lans le cerclc étroit, égoïste des fronticn:s particularistes ou nationalistes. A nai dire, il n'en est plus une seule qui ne déborde de ces frontieres. Donc, en principe, tout congres national ou international constitue une chose excellente à proYoquer, maintenir, dé\'elopper, puisque ~ont mis en rapports, p,1ssagers matéridle111ent, durables moralement, des êtres humains qui apprennent à se connaitre, échangent des idées ct, frcqucmment, ayec une inconscience remarquable, confirment cette afli.nnation socialïste qu'il y a une tendance de plus en plus marquée, neccssairc, fatale, aux multiples, permanentes, mcthodiques cullaborations destinées à acti ,·cr le progrès et ù préparer la ré,1lisation de cc rè\'c grandiose : l'unitc de l'humanité affranchie de toutes les oppressions qui la <li\'iscnt et perpctucnt de barbares antagomsmes. C'est un congrès d'une nature particuliere que celui dont nous a\'Ons ;\ entretenir les lecteurs de la Revue Socialiste. On peut mème affirrne1, comme la suite le démontrera, que ce que l'on appelle le côte très local, très particulariste d'une branche de !'Art a dù cl'.:dcrà l'impulsion qui partout se fait sentir et qu'elle est entrée <lans la Yoie intcrnationaliste.

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