LES « l~TELLECTCELS » DE LA PATRIE FRAXÇAISE 729 caserne et l'obéissance passive. Conscients de leurs droits, les citoyens Ycrront leur intérêt dans l'accomplissement de leurs dcYoirs militaires; ?es milices s'organiseront dans chaque commune qui pourront, au JOUr du danger extérieur, coordonner tous leurs efforts contre l'ennemi. Et l'armée, cc sera le peuple armé, qui défendra son d;.oit, sa famille, sa propriété, sa personne, et cc ne sera plus l'instrument passif et aYcugle sans cesse à la merci d'une coterie toute puissante. Aujourd'hui, défendre les intén:ts de la France, c'est défendre sa richesse, son argent, ses biens meubles ou immeubles. A qui cette richesse, cet argent, ces biens, appartiennent-ils? A une minorité qui chaque jour diminue : oligarchie toute puissante du capitalisme. Hier, défendre la France, c'était défendre le roi diYin, le roi absolu, qui était tout, qui avait la main sur tout, sur l'individu et sur ses biens. Le roi injurié, c'était le pays injurié. Les choses ont changé d'aspect. La puissance, des mains du roi, a passé aux mains d'une classe qui fait Yivrc le pays, en sorte qu'on peut prétendre que menacer cette classe, c'est menacer le pays. On ne comprendrait plus maintenant un pays qui épouserait les querelles personnelles de son monarque. Demain, lorsque la richesse sera aux mains de la communauté, il ne se comprendra pas, non plus, que la communauté tout cntierc ait pu s'incarner d:111s quelques individus qui l'opprimaient dans le but d'en tirer des ressources dont ils profitaient exclusivement. En un mot nous disons, nous, lorsque :\1. Bruneticre prétend que l'année est l'organe de protection, de défense et d'action de la France, qu'elle n'est en réalité que l'organe tk protection, de défense et d'actio1~ du capitalisme français. Elle est de celui-ci un organe essentiel qut disparaîtra forcément aYcc lui. Second postulat : Nous vo11l0Hsn11ear111ee t il 11011esu faut une, parce que nous voulons conti,mer d'êfre wze 11atio1e1t 110npas w,e sociétéd'asrnra11cesu, 11e j11xtaposilio11, 1w sy11dicat,u11agrégat d'i11térêts.Nous vo11lo11st11aermée . parce que !LOIIS so11wzeest que 11011vsoulo11scollti,mer rl'être un organisme vivallt, do11ttoutes les parties se tie1111e1o1ut se répo11dent,u11véritable organisme dont toutes les pariies ressentent la mutilritio11ou le dépérissen1wt d'uue seule entre elles. Pour M. Bi-unetiere, l'armée de la République française doit être ce que serait dans une monarchie l'empereur ou le roi, c'est-à-dire le garant de la fixité du principe national, le symbole de l'identité de la patrie; dans une démocratie, dit-il, l'armée nationale est seule capable de former de maintenir et de resserrer ce lien d'unité. '
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