LES LA REVUE SOCIALISTE «INTELLECTUELS>> DE LA PATRIE FRANÇAISE Le jour oü un seul indivjdu humain trouverait, hors <le lïdée de patrie, des garanties supérieures pour son Jroit, pour sa liberté, pour son dèvoloppement, ce jour-là l'idée de patrie serait morte. Elle ne serait plus qu'une forme de réaction. Et c'est sauver la patrie que de la tenir dans la dépendance de la justice, jEAS jAUR>,S, Nous avons déjà étudié ici (1) les idées et les tendances des« in-· tellectuels » qui, dans ln crise traYerséc par notre pays, ont pris parti pour la justice et se sont faits les artisans de la révision du procés Dreyfus. Il nous reste maintenant à examiner le rôle d'autres <( intellectuels », de tendances et d'opinions diamétralement opposées, qui, dans la Ligue de la Patrie française, ont surtout voulu protester contre les actes et les déclarations de leurs confrcres. Dés l'origine, la Ligue de la Patrie française a bien cc caractérc de protestation; elle prend jour au lendemain de la clôture des listes en l'honneur du colonel Picquart, et ses fondateurs, qui forment un ensemble trés bariolé, s'accordent pour en convenir sans détours. La déclaration de M. Brunetiérc est le type du genre : <( Plusieurs de mes :nnis et moi-'même, dit-il, avions fini par être lassés, irrités d'entendre diïe que tous les hommes d'étude et de pensée, les intellectuels, étaient du même côté. Cela n'était pas vrai, et nous le prouvons. Il était nécessaire de montrer que l'intelligence, qui a sa part, une part trcs large, dans la direction des affaires de ce pays, n'avait pas pris parti dans la campagne abominable menée depuis une année contre l'armée, cette ' base, cc support de l'unité et de la grandeur nationales. >> Nous Yoici donc déjà pàrfaitementrcnseignés sur le caractére et le but de la ligue de la Patrie française, et déjà apparaît l'cquivoque sur (1) Cf. Rroue Socialiste, avril 1899.
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