662 LA RE\TE SOCIALISTE Voilà Jonc le bilan de ces fameuses assises que la presse européenne entoure de toutes les pompes de son reportage et qui infailliblement sont vouées à l'impuissance totale.Par la bouche de ses représentants autorises, un peu partout dans notre vieille Europe, le socialisme a exprimé son dédain et son scepticisme. A l'heure même où M. de Staal prononçait son discours inaugural, un grand meeting s'ouvrait a La Haye ou Bokenbuch, Troëlstra, dénonçaient l'hypocrisie des goll\·ernements, la duplicit.'.: de la societé capitaliste assise sur le militarisme ; peu de temps après le Congres du Parti oun-ier belge ù Louvain déclarait que seules l'organisation populaire et L1 Révolution sociale pouvaient assurer Li ruine du régime des armements. Enfin la Conférence internationale de Bruxelles, le 28 mai, adoptait sous une forme un peu diYerse la mème conclusion. Le socialisme a parlé et désormais son siege est fait sur le role du Congres des diplomates. Le rescrit <lu Czar a éte un hommage implicite a tous les arguments que notre pays présente depuis un demi-siécle contre le systéme militaire; l'echec de la Conférence démontrera que seule la Revolution, préparée par nous, pourra assurer la pacification et la fraternite universelles, 1:11 supprimant <l'abord dans chaque Etat les iniquités sociales. Apres tout, les gouvernements qui ont envoyé des représentant'> ù Li H.1yc ont éte imprudents. En se séparant sans avoir rien arrêté, les delégués Yont tout simplement proclamer la grande faillite des régimes politiques et du régime éco110111iq11e contemporain, la barbarie intrinseque de leurs institutions, le Yice profond de leurs principes. Il n'y a jamais profit ù aYouer ses tares, et surtout son incapacité a les extirper. >licolas II et tous les souverains et ministres qui l'ont suiYi ont bien mc'.:rit<d'.u: socialisme international. PALï. LoL·ts.
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