LA RE\TE SOCIAl.lSTE tions particulières ne pourrait faire, - c'est l'une des tâches essentielles <le la Commission Générale. Cette dche est particulièrement lourde : dans la Prusse Occidentale et Orientale l'industrie est en effet trés peu développée, et, dans la Haute-Silésie, oü un développement industriel très avancé créerait des conditions favorables à la propagande, les propagandistes ont affaire à une population dont le niveau intellectuel est si bas, qu'il est très difficile de lui faire comprendre le prix de l'organisation. D'ailleurs, dans la Haute-Silésie comme dans la Prusse Occidentale, la population parle presque exclusiYement le polonais, ce qui constitue une difficulté de plus; clic est dominée par le clergé, qui fait à la propagande des syndicats une guerre sans trêve; et la police intervient à chaque instant auprcs des restaurateurs pour les empêcher de louer aux propagandistes leurs salles de réunions. Mais, malgré ces difficultés, la Commission Gcnérale, poursui,·ant l'œuvre qu'elle avait entreprise déjà en 1893, a pu, pendant cette période, répandre au loin dans ces régions les principes de l'organisation. Elle-même, à diverses reprises, par l'envoi de propagandistes, elle a pro,·oqué de nombreuses réunions; là ou les propagandistes ne pouvaient parler, elle s'est efforcée d'agir par la diffusion de feuilles volantes rédigées par elle. Mais ce n'est pas dans cette action directe, Yenue de loin, et intermittente, qu'elle avait YUle moyen de gagner ces populations. Afin que la propagande fût continue, et afin qu'elle fût exactement adaptée aux conditions particulières du milieu, dés le début, elle avait. tra,·aillé ;\ constituer des commissionsd'organisationet depropagande dans les grands centres, à Kœnigsberg, à Dantzig. Elle en a créé de nouvelles, ;'t Posen, à Beuthen. Ce sont ces commissions qui ont à « travailler>> le pays, ce sont elles qui sont chargées d'organiser régulièrement des réunions publiques, de rédiger des feuilles de propa~ gande, de provoquer la naissance de syndicats. Le rôle de la Commission générale consiste essentiellement à leur accorder des subsides. Elle s'effor-:e d'assurer aux personnes chargées de la propagande des situations indépendantes. A Posen, elle a placé à la tête de la commission un fonctionnaire auquel elle paie un traitement régulier. Par contre, ces comm1ss1ons lui envoient régulicrement des rapports sur leur activité; et, de temps en temps, un délégué de la Commission Générale vient conférer avec elles sur la tactique à suivre dans la propagande et dans l'organisation. Grâce aux efforts communs, d'importants résultats ont pu être obtenus. En dépit de toutes les résistances, les idées nom·elles ont pu se répandre, et, si le nombre des ouvriers syndiqués est encore peu considérable, le nombre est grand de ceux chez qui la pensce a éte
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