BALZAC RÉ\"OLUTIO:-/NAI RE 595 Lencou, Adolphe Tabarant, Eugène Thébault, sans oublier Émile Zola, Anatole France, Paul Adam, Henry Bauër. Cc qui, dans l'esprit de quelques-uns, peut créer une confusion, c'est que Balzac, durant toute sa vie, a été un clérical et un réactionnaire. Au surplus, voici quelle était sa façon de penser en politique : - « La France doit être une monarchie constitutionnelle, avoir une famille royale héréditaire, une Chambre des pairs extraordinairement puissante qui repn:sentc la propriété, etc., a\'ec toutes les garanties possibles <l'hérédité et des pri\'il0ges dont la nature a été discutée; puis une seconde assemblée élcctiYe, qui représente tous les intérèts de la masse intermédiaire qui sépare les hautes positions sociales de ce qui s'appelle le peuple. « La masse des lois et leur esprit doit tendre à éclairer le plus possible le peuple, les gens qui n'ont rien, les ouvriers, les prolétaires, etc., afin de faire arriYer le plus possible d'hommes à l'état d'aisance qui distingue la masse intermédiaire; mais aussi le peuple doit être laissé sous le joug le plus puissant, de manière que.:ses in<liYidus trouvent lumière, aide et protection, et qu'aucune.: idée, aucune.:forme, aucune transaction ne le rende turbulent. « La plus grande liberté possible à la classe aisée, car elle possède, clic, quelque chose à conserYer; elle a tout à perdre, elle ne peut jamais être licencieuse. « Au gouvernement autant de force que possible. Ainsi gouvernement, riches et bourgeois ont intérêt à rendre la classe infime heureuse et à agrar.dir la classe moyenne où c:st la puissance véritable des États. « Si les gens riches, les fortunes héréditaires de la Chambre haute, corrompus par les mœurs, engendrent des abus, ils sont inséparables de l'existence de toute société, il faut les accepter avec les a\'antagcs qu'ils donnent. « Voilà mon plan, ma pensée; elle réunit les conditions bonnes et philanthropiques de plusieurs systèmes. Qu'on me plaisante, qu'on m'appelle libéral ou aristocrate, je n'abandonnerai jamais ce systcme. J'ai longtemps et profondement médité sur les institutions des sociétés; celle-ci me parait non la meilleure mais la moins défectueuse » (r). En outre, Balzac a voulu réaliser son rè\·c politique. (1) Corrcspo11da11ce, tome 1, pages 108-109.
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