ESSAIS SUR LA ~10:-.;:-:AIE, I E CRÉDIT ET LES BA>,;Qn:s 5ï7 desorùre antcrieur (r); les États-Gent.'.:rauxconrnqut.'.:s à trois n.:priscs, de 1614 à 162ï, n't.'.:takrcnt cux-mèmcs que le spectacle allligcant de leur incapacitt.'.:et de leur faiblesse \'is-à-Yis du pournir. De 1617 à 1634, l't.'.:missionde nüm•ellcs rentes de\'ient un \'t.:ritable dt.'.:luge,sans compter les reco111uissances d'emprunts sous toute~ les formes, a\'ec hypothcque sur l'llotcl-dl'-\ïllc, sur les g:ll1elles, les tailles d'une ville ou d'une proYince. Bullion, ,urintendant des finances, crt.'.:c300,000 livres de rentes sur les aides; 96,000 sur les droits des bois à Paris, 250,000 sur les gabelles, 500,000 sur les tailles. A peine eut-on crt.'.:e ces dcrnicres rentes qu\lles fun:nt discrt.'.:ditt.'.:esl;e gouYcrnement en profita pour cesser d'en payer exactement les arrt.'.:ragc.:sp;eu à peu on n'en paya plus qu'un ou deux quartiers. Finalement, Richelieu, aprcs a,·oir, sous prétexte d'un rLmbuur~ement gt.'.:nt.'.:rdael s alit.'.:nations dl.! rentes sur l'l lùtel de-\ïlk, contractt.'.:un emprunt, nnn seulement ne remboursa 1ns, nuis lit rendn: par l .ouis XI 11un nou,-cl t.'.:dirtt.'.:duisant les rentes: ccLe fl'u roi,, t.'.:t.lit-ildit, notre très honore seirrneur et . C, père, ayant reconnu que le prix L,CL'ssifqt1L·tiraient les particuliers des rentes et constitutions de rentLs, aurait Llit nègliger le trafic et le comnH:rcl.!et attire la ruinl' dé Ll plupart de ,;a nobksse, ,l réduit et rt.'.:gleles dites rentes et constitutions Je rrntes ... ;tfin d\111cquc.:ceux qui, p;H leur industrié, 1wurr.lie11t 1-.'.-t.1hlkir dit comnH.:rce et l'agriculture ne soiént plus rcllnus dans l\1isi,ét.'.: par l'aY,lllt:1ge qu'ils tirent des dites constitution,; de rl'llté~, et 4ué les .llltrl's en puissent tirer un profit si moJt.'.:ré,qu'ils sL1ie11otbligl'.·s par Ll diminution de leur re,·cnu de rl'tr:111chl'r le luxé qui ,l cours .. \ ces causes ... aYons par notre prt.'.:sent édit p· rp.'.:tuLl Lt irré\l>eablc dit : st.ituons que JoréSll,l ,ant ne s'en tiré qllé le dL1lil'I' 18 )) () 1 / 2 ", n). LL'Sconsidcr,llltS dé cd cdit t.'.:l.liL1d1ut snci.ilis1ne le 11lusr.1dical mais ,llttorit:iire; le gou,·ernement rt.'.:duis,1ikts rl'ntc.:sdes cl.1sscs oisi\L'S pour les contraindre .'1 YiHé da,·.rnt.t~e lie kur tr,1\ail; en rc.dité, cepénd.1nt, il n',1gissait que d.rns un intt.'.:rèttisc,1I. ~ous :nons, c1 preccdllnlllent que la loterie fut importt.'.:ed'Italie en France sous FLrnÇLlis 1 . Les rulll'S Yi;1gè1-es~ur l'l~t.ll furent un nou\'cl expt.'.:diéntpour .ittirer les opitaux dans les caissés de l'État. Un Napolit;lin, nommé Tonti, perfl'ctinnna et dt.'.:,-cloppaCL'et xpedient sous formes de rentes \'i.1gèrcs, rentés distribuées par groupes, et payées au dernier Yin nt ,le chacun de ceux-ci; elles reçurent le 110111 Je /011ti11ts; on en crt.'.:.pl our 1,025,000 liHesannuellement; le systcme donnait un rcYc11tténorme au surYiYant. C'était cependant un progrt:s (1) J. de Bèaufort, Le /1éS<>dres lrirors de Fra11re, Yollc il la Couron?"?e, ra: !es incongneuës f.rnssetez; artiti~e$ e: suppositions commises par les princip.1ux OtTicicrs de Finan~e. DescouYert et préscut~ au roi Louis XIII. Avec I~s moyens d'en retirer plusieurs millions d'or et de soul.1ger sou peuple .i J'ayenir. Paris, 1615. 3ï
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