La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE police des chantiers >>; il ne doit faire travailler ni le dimanche ni les jours fériés. D'aprés les articles r 3 et 14, le représentant de l'Administration peut exiger le renvoi d'ouvriers ou d'employés pour insubordination, incapacité ou défaut de probité; il a ·1e droit de fixer le nombre des ouYriers qui doivent être sur les chantiers. L'article r 5 régie le paiement des salaires et donne à l'Administration le pouvoir de « payer d'office les salaires arriérés sur les sommes dues à l'entrepreneur >>. L'article r 6 fixe une retenue pour assurer aux ouvriers des secours en cas d'accidents. Le cahier des charges du génie contient des clauses analogues. Celui des travaux d'architecture de la \ïlle de Paris (édition de 1894), approuvé le 12 juillet 189-1-par M. Poubelle, préfet, interdit la sous-entreprise et le marchandage, ne permet l'emploi que d'un dixième d'ouvriers d'étrangers. Il exige la liste nominative des ou ,-riers, etc. Voilà bien des clauses restrictives de la liberté du contrat entre l'entrepreneur et l'ouvrier. Mais, en cc qui concerne Paris, il est tout un côté de la question que les détracteurs des conditions du travail ont systématiquement négligé, parce que le mettre en lumière c'était prouver le vide de leur argumentation. On conteste a la Ville le droit de régler les salaires et les heures de travail - car c'est en définitiYe sur ces deux points que porte le débat -- en faveur des ouvriers qui travaillent pour elle, mais par l'intermédiaire d'un entrepreneur adjudicataire; mais on est bien obligé de lui reconnaître cc droit au regard des ouniers et des employés qu'elle occupe directement. Elle a des balayeurs, des jardiniers, des égoutiers, des fontainiers, des surveillants de la navigation, des employés d'octroi, tout son personnel des bureaux ; elle exploite la carriére des Maréchaux, une usine d'électricité, une autre pour la co~fection et le retaillage des payés de bois; elle a un atelier pour la fabrication des balais, des brosses et des balayeuses. Elle fixe librement le traitement de ses employés et la durée de leur journce (huit heures). Librement aussi elle a établi, pour ses ouvriers, un maximum journalier de dix heures de travail et un salaire minimum de cinq francs. Depuis quelques années, le Conseil municipal a pris - et nous l'en félicitons - des delibcrations qui, pour aboutir adc tels résultats, ont grevé annuellement le budget de la Ville de plusieurs millions. Ces délibérations ont eu l'approbation préfectorale. Et c'est au nom des intérêts de Paris, de la bonne o-estion de ses b

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