502 LA REVUE SOCIALISTE gcoisc, les pr,uvres et les souffrants verront flotter ce symbole de déli\'rance, ils se tourneront vers lui, ils viendront dans ce Palais de la justice populaire et crieront avec nous, le co.:ur gonflé d'espoir : Vive Je Parti ouvrier! Vive le socialisme 1 Vive l'Internationale <les Travailleurs! LÉON DEFUISSEAUX : Chers citoyens, Au 11011<1le la grande famille socialiste du Hainaut, je vous salue, vous tous qui êtes venus inaugurer cette Maison du Peuple qui symbolise notre force. 11 y a vingt-cinq ans, nous étions obscurs et inconnus, aujourd'hui nous sommes des milliers et des mil!iers de groupes, et nous éprouvons un double sentiment d'émotion et <l'orgueil - un sentiment d'émotion, en songeant à l'effort constant et opiniâtre <les travailleurs, et en nous reportant dans Je souvenir de ceux qui nous ont précédés et nous ont donné l'exemple. On éprouve aussi un sentiment de légitime fierté en voyant le chemin parcouru, le prochain triomphe du socialisme! La semaine dernière, nous avons assisté à une honteuse séance qui a prouvé qui que l'hospitalité cléricale n'existe pas. Ici l'hospitalité est large. Nous recevons ici, les amis, je ne dirai pas étrangers, car il n'y a pas d'étrangers dans le socialisme, mais je dis les amis qui bientôt avec nous feront triompher le socialisme 1 Comme Hennuyer, voisin du grand pays de France, je salue surtout avec admiration les frères socialistes français présents, je salue le grand citoyen Jaures, GéraultRichard, d'autres encore, qui ont mené depuis deux ans. une lutte épique contre les deux mauvais génies du monde, le militarisme et le cléricalisme. Que nos amis aient la consolation de voir à nos ovations qu'ils ont été compris, que nous aimons plus que jamais la France, que nous sommes avec eux dans la lutte héroïque qu'ils soutiennent pour le droit, l.t liberté et la justice. DEl\lBLON: Comme Léon Defuisseaux, je suis \Vallon, délégué <le la capitale de la \Vallonie. A ce titre j'ai quelques mots il prononcer. Il y a quelques mois nous avons inauguré notre Populaire. Elle est splendide mais elle n'atteint pas les proportions de ce palais. Nous avons dit alors que ce mouvement coopératif, que nous avions marié avec le socialisme, ctait venu de la Flandre, de Gand et de Bruxelles. Nous avons suivi. C'est là l'originalité de la Belgique. Nous sommes le peuple le mieux placé pour faire une expérimentation socialiste. ANSEELE: C'était en 1873, dit-il; le mouvement ouvrier gantois, il la suite de la défaite de la Commune de Paris, était presque mort. Quelques-uns res:aient pourtant debout, pleins d'enthousiasme, et de force et de foi. Que faire? Des syncicats? Impossible. Un journal? Pas de sous. Ils étaicnttrente, et ils avaient la somme que Vandervelde a dite; moins p centimes, il faut rectifier. Mais ils avaient la foi, et ils ont décidé c\e fonder une coopérative et <le faire du pain; ils avaient la force de la conviction opiniâtre et ils résolurent de persévérer, dans la lutte, d'autant plus que Gand avait la classe bourgeoise la plus réactionnaire, la plus réfractaire aux aspirations et aux revendications des travailleurs. Ils furent attaqués par la bourgeoisie, attaqués par le clergé. Ils étaient là une poignée d'hommes qui 011tcréé ou aidé à créer toutes les Maisons du Peuple. lis ont marié deux choses, le commerce et l'idéal. Ils ont fait le commerce sans oublier l'idéal. Excelsior. Toujours plus haut 1 Le Parti Ouvrier belge, je le compare ,1 un grand artiste marié à une couturii:n:. L'artiste, ce sont les groupes politiques de nos lutteurs qui font agir plus haut, agir de l'avant. La couturière. c'est Standaert et C'•.
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