~IOC\"E~IEXT SOCIAL Quand les lutteurs pour l'idéal ont une mcnagcre pour soigner la popotte, tout va bien. Mais quelquefois il y a des mécomptes, l'artiste dépense trop, b ménagère bougonne!. • Eh bien, je l'aime, moi, cette ménagère, et c'est elle qui a raison, d',1utant plus qu'elle nous permet de continuer notre œuvrc. C'est cette belle œuvre que nous avons réalisée. ous avons fait la rude et ingrate expérience de rester de bons boulangers, mais aussi des créateurs de nouveaux moncles. Si j'étais aussi éloquent que Guesde, Van,lervelde et Jaures, je n'aurais j.imais .uttant d'éloquence que ce b:itiment a de charpentes. fa maintenant le monde nous attend; cc temple est le nôtre, mais il est déjà trop petit. Je m'arrête; je n'ai plus de paroles; ma gorge est sèche de joie et d'enthousiasme; ce que nous avons fait pour les coopérateurs, nous le forons pour les syndicats. Un simple wnseil encore: t:ichcz, mes chers amis, d'avoir :i. Bruxelles et :i. Gand la puissance que nous a,·ons il Liège pour re1werser votre députation réa.:tionnaire. On a dit que nous n'abattrions jamais les capitalistes; M. Frère-Orban, l'incar'- ,nation du doctrinarisme en Belgique, semblait invincible et éternel. La veille de la bataille législative, en pensant il Liégc, on disait: « Les doctrinaires auront 80,000 voix sur f 20,000. » Le jour de la bataille arrive; les socialistes monter.tau premier coup il 6+,ooo voix. Et les vieux doctrinaires obtenaient 29,000 Yoix. I-aites ce que nous ayons fait il Liège. Nous sommes dans le paradis du capitalisme, mais aussi da11sle pays oil nous pouvons faire le plus merveilleux progres. Travaillez afin que définitivement soit abattue votre députation réactionnaire, afin que grâce :i un gouvernement démocratique nous puissions réaliser l.1 réforme socialiste. Luttez contre la réaction exécrée, réveillez le pe11ple flamand, acquerrez une forcè politique semblable :i. votre force économique. Adressez-vous aux nègres de Belgique, et dites, avec Alfred de Musset, qu'ils doivent se lever au souffie de la haine et de la liberté. Le citoyen DEL0RY, maire de Lille, est heureux et fier d'apporter le salut du Conseil national du Parti Ouvrier français. Je représenté aussi cette fédération du Nord qui regarde chaque jour les progrès accomplis en Belgique pour les accomplir en France. Je vous apporte aussi cette heureuse nouvelle que nos coopératives donneront /t l'avenir leur bénéfice :i la cause socialiste. Dans quelques années vous viendrez inaugurer la J\laison du Peuple de Lille. Demblon vous a dit: " Nous sommes des Français de Belgique ". Nous sommes des Flamands de France et nous allons imiter nos frères de Belgique! Nous somme,s petits, mais dans quelques mois, il nous faudra une maison aussi grande et aussi, belle que celle-ci. GUILLEMIN, délégué de la Bourse des sociétés coopératives de France : C'est la Belgique qui nous a donné l'exemple. Malheureusement, en France, les coopératives ne sont pas dirigées par les socialistes. J\lais quand vous viendrez il Paris en 1900, nous vous prouverons que nous avons profité de vos leçons. Je représente aussi la Verrerie ouvrière d'Albi. (Acclamatiom. Cris: « Vive Jaures I ») En leur nom, je vous présente les plus chaleureuses félicitations. • BAKAL0Wreprésente les compagnons bulgares : Il vient, dit-il, exprimer les sympathies bulgares au prolétariat conscient et organisé. . Il déplore chez lui l'absence d'organisation ouvrière et d'éducation politique. Le roi Ferdinand a ré,·é de faire, au point de vue réactionnaire, une seconde Belgique orientale. ·II n'y est pas parvenu, mais nous avons, nous, su commencer :i créer, et nous
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