LA REVUE SOCIALISTE STENDHAL ET LE MILITARISME L'insolence des uns, la platitude des autres, parmi les gens de la facti-:>n militariste, à coup sûr, ont atteint leur enticre et abjecte floraison au cours de l'affaire de l'innocent Dreyfus. Ce sont des gcnéraux comme MJ\11d. e Boisddfrc, Gonse, Pellieux, Chanoine et Mercier qui blémissent et s'acoquinent pour se soustraire à la véritc, - comme M. Roget qui, dans l'aYorternent du complot nationaliste, parYient à être traître à la trahison elle-même. Etq ue dire de M. !llctzinger, par exemple, qui, de retour de Madagascar, OLI son incapacité, jointe à celle de tant d'antres, causa la mort de sept mille petits soldats, ose aYoir un langage insolent? de M. ]amont qui pousse l'audace jusqu'à présider au discours sanguinaire du dominicain Didon ? La liste serait longue à énumérer de tous les militaires qui sont le déshonneur Yivant de notre armée. Cependant ne nous attristons pas outre mesure. C'est le propre des hommes de guerre d'avoir l'insolence ou la platitude dont il est parlé plus haut. La lecture des œunes de Stendhal suffit à nous· le rappeler. Et Stendhal est un témoin digne de foi. Il a d'abord servi comme simple soldat, puis comme maréchaldes-logis. Il est devenu sous-lieutenant dans le 6c de dragons, à l'arrivée de cc régiment en Italie, au mois de mai 1800. Il est blessé à Savigliano, en Piémont. • Il Yoit la bataille d'Iéna et l'entrée triomphante de apoléon à Berlin. En 1809 et 1810, Stendhal fait la campagne de Vienne. Le q septembre 1812, il entre à Moscou avec Napoléon, assiste à la retraite de Rnssie. li fait la campagne de 1813 .... Nul donc plus que Ste11dhal n'a le droit d'écrire sa façon de penser sur l'âme et la conduite des généraux. * * * Henri Beyle est à Bautzen, le 21 mai 1813, et, tandis qu'on se canonne, il écrit philosophiqnement à son ami F ... F ... « Les inté-
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