La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

ESSAIS SUR LA MO~~AIE, 1E CRJ'.:0IT ET LE<; llA~Q_Lï,S 407 plciges qui s'obligèrent \'is-à-Yis ledit n1:1rch:111det, y fit pour ma part, écrit Philippe de Commim:s, pour plus <le 6,000 ducats ». Les Yilles empruntent aussi aux banquiers de la finanœ déjà sinon cosmopolite, tout au moins internationalc. En 1-199,le Chapitre <le l'église Saint-Jc;rn dL·Lyon, quictait inve:-ti .liors <lug-oun:rncment de l.l ville c.:tde la proYince, emprunte cent écus J'or de f_aurent de J\lcdicis qui tenait banque à Lyon aYec François Sachetti et (ic; cette somme fut a,·;111céesur les revenus publics. Au commencc:mcnt du seiziéme sil'.-clele crédit public est tellement épuisé ù la suite des guerres et des folles expéditions lointaines que Louis ~I I ne trouYc plus à qui emprunter; il ne parvirnt plus :i placer Je nouYClles rentes même cn engageant le domaine; c'est alors qu'il a recours aux << emprunts tcmpor;1ires » sur les impôts L't qu'il invente les << renks sur l'llôtel-de-\ïllc », de même qu'il fait de la YLnalité <lescharges et de la création de" ofliccs une source de reYenus. La grandeur de la FLlllCL' fut, dit-on, le fruit de ces abus; ces ressources nouYdlcs pcrmirent dans tous les c1s au roi de s'cn<'a<Ter r-, r-, , en 1509, .i paycr la garnison de \'éronc qui app;1rtenait :\ l'empereur i\laximilien. li cxigca pour sùrcté dc cette somme ct de celles qui pourraient encore lui être empruntées p.u l.1 suite, les c.lcuxcitadelles de \'cronc et la place Je \'.tleggio. François I•• et ses successeurs continuent k système des emprunts ,tir l'l lôtel-de \ïllc <le P.iris. En I p 1, k roi, aprés a,·oir cx\:é des plus riches financiers dcs aYantagcs asscz considérables en f:tYetir c.le l'État, mais a,·ec la clause qu'ils .rnr;1ient la faculté de se rembourser par leurs mains, a recours à un emprunt de 200,000 lines sur l'l lètelJe-\ïlle de P.uis, moyennant 12 °/o jusqu'au ren:boursement. On voit que du momcnt oü ils s'adn.:sscnt directement aux organismes collectifs ct nationaux existants, les gouvernements commencent à emprunter ù des conditions bien plus favorables; cette éYolution s'accentucr;1 à mesure que le crédit <lel'J~tat se basera sur le crédit public même, c'est-à-dire que le crédit public se socialisera. Dans le cas spécial que nous \"enons de citer, pour mettre les officiers municipaux en état de payer eux-mêmes cet intérêt aux prèteurs particuliers ou rentiers, le roi leur cé<le les droits perçus par lui sur tout le Yin qui se Yen<laittant en gros qu'en détail; en outre, par sa déclaration, il autorisa le pré,,èt et les échevins .i régler et à lever, mème par coqtrainte, si besoin, la somme que chaque bourgeois devait souscrire à l'emprunt. L'emprunt continue donc à conserver le caractere de taxation forcée et en outre il est garanti par des reYenus spéciaux et non par les ressources générales de l'État. Les principaux édits d'emprunt, sous François Ier, sont: l'édit de Folembray, de 1543, portant création de 600,000 livres de rentes et •

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