UNE ENQUÜE CADASTRALE 341 C'est à côté de cette ferme que s'élève aujourd'hui le château de M. Boël, dont les dépendances, accrues par des :icquisitions successives, constituent l'un des plus vastes domaines en Brabant. La propriéte du Chênoit a une conten:ince tot:ile de r, 16 r hect. 83 et s'étend sur le territoire de trois communes: Court-Saint-Étienne, Mellery et Thilly. § 3· - BIE:-;'S D'ORIGINE DOMA!l:IALE De tous les biens domaniaux qui existaient dans le Brabant, le plus important et celui qui présente le plus d'intérêt au point de vue des origines de la grande propriété, était b forêt de Soignes et les bois qui en dépendaient ( r). A l'c.':poque de Charles-Quint son étendue était environ de 8,257 bonniers dont 2,752 en taillis et broussailles. Sous b domin:ition française, elle aYait 9,858 hect. 3r, superficie qui est aujourd'hui réduite à plus de quatre mille hecrares (4,686 hect:ircs en 1873). . De temps immémorial, b forèt de Soignes avait :ippartenu à l'Etat. Elle fit probablement partie du domaine des empereurs romains, et, ensuite, de celui des rois francs. Les ducs de Brabant, depuis le treizième siècle, l'aYaient entourée d'une ceinture de villages, et la cohsidéraient comme la meilleure source de leurs reYenus. Au siècle dernier, le gouYernement y occupait chaque année, pendant cinq ou six mois d'hi\·cr, 800 :i 1,000 ouvricrs,à élaguer et à repeupler la forêt. Les habitants des localités Yoisines aYaient le droit d'y ramasser le bois mort; un grand nombre de femmes y envoyaient terres et 124 bonniers de bois. Les bois furent morcelés et défrichés. La Grande Cense (148 bonniers), b Cense del Porte (Il-1 bonniers) et la Cense de Fontenelle (123 bonniers) furent vendues respectivement, pour 1,670,000 livres, r,4ro,ooo livres et r,295,000 livres en assignats. li n"y a plus ,i Opprebais qu'une seule cote de plus de roo hectares (126 hect. 30). Tbore111bais-les-Bég11ines. - L'Abbaye de \ïllers était propriétaire:: des fermes suivantes: la Petite Cense, la Cense de Glatigny, del Porte, du ~font, de la Converterie, de Cocquamont, La Grange ou ferme de Mellemont, qui dat.lÎt du treizième siècle; elles furent vendues en l'an V, VI, Vil de la République. En 1834, il y avait a Thorembais, deux cotes foncières ùe plus de roo hectares (266 hect. 67 et 153 hect. 20); il n'en reste plu~ qu'une aujourd'hui (153 hect. p). Sart-Da111es-Aveli11es. - Dans cette commune, où la presque totalité du territoire appartenait :i !'Abbaye de Villers, il n"y a plus de cotes supérieures à 100 hectares; mais les deux fermes abbatiales, la Haute et la Basse-Cense, existent encore. (1) La forêt de Soignes couvrait jadis presque tout le plateau qui sépare la Senne • de la Dyle ; " elle se continuait vers le Nord par deux embranchements: le bois de Leu mont, aujourd'hui défriché (entre Saint-Josse-ten-Noode et Woluive) et les bois de Vossem, de Moorseloo et de Haeser·vi11cbel, qui la rattachaient au Saventerloo, aux ombrages de Perch et enfin, au Dwysetterbosch, dont il n'existe plus que cl.: faibles débris, dans les environs de Malines. (Henne et W.1uters. Histoire des e11viro11dse Brnxelles, I, p. XIII).
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