La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

34o LA REVUE SOCIALISTE Cc fut le cas, par exemple, à Vieux-Genappe, ou l'abbaye avait plus de mille bonniers de terres; à Mar bois et à La Hulpc ou elle possédait les fermes de Gentilsart et de La Ramée ; :'tWavre, où les trois fermes de Lauzelle (117 bonniers), Bilande (145 bonniers) et La Vacherie (73 bonniers) furent vendues respectivement 214,000 livres, 323,000 livres et 33,000 livres, en assignats, bien entendu. A Maransart, ou il n'y avait que deux propriétaires, Aywiercs et Affiighem, cette dernière abbaye possédait toute la commune: la Cense de Maransart (79 bonniers), la Cense de Hubermont (106 bonniers), la Cense du Croissant (205 bonnicrs) et 66 bonniers de bois, en tout 536 bonnicrs. De ce vaste domaine, il ne reste aujourd'hui qu'une seule propriété de plus de cent hectares (162 hect. 17); le surplus a été morcelé. -1- 0 L'A bbaye de Villers L'Abbaye cistercienne de Villers, dont les ruines admirables ont été rachetées par l'Etat, était presque aussi puissante que !'Abbaye d' Affiighern. En 1787, elle possédait une cour féodale, à laquelle ressortissaient un trcs grand nombre de fiefs; la haute, moyenne et basse justice dans plusieurs villages, notamment à Tbilly, Mellery, SainteMarie près d'Opprebais, etc.; des refuges à Bruxelles, Louvain, Malines, Lierre et Namur; un nombre considérable de fermes (quatrevingts à ce qu'on assure), de métairies, de moulins et de bois. Les bâtiments conventuels et le vieux moulin, qui a longtemps servi d'auberge aux visiteurs des ruines, furent vendus le 22 thermidor an V. Un nommé La Terrade, négociant à Saint-Omer, s'en rendit acquéreur et, pour en payer le prix, mit la vieille abbaye au pillage. Quant aux fermes éparses dans le Brabant \Yallon, la plupart subsistent encore aujourd'hui, notamment à Opprebais; à Villers, ou les biens provenant de !'Abbaye appartiennent, depuis l'epoque de la Révolution, à la famille G ... ; à Baisy-Thy, Sart-Dames-Avelines~ Thorembais-les-Béguines, OLI !'Abbaye était, pour ainsi dire, le _seul propriétaire du village, et enfin à Court-Saint-Étienne, ou elle avait d'immenses possessions, groupées autour de la ferme du Chênoit, bâtie vers l'an 1200 (1). (1) Les principales propriétls formées des dépendances de l'Abbaye de Villers, sont, outre le domaine du Chênoit et les biens de la famille G ... : Baisy-Tby. - La plupart des grands domaines, d.111snotre commune, sont d'origine cléricale. Les religieux de Villers avaient plusieurs fermes: Gemioncourt, Bongrée, etc.; plusieurs bois, et notamment les Roscailles, les Vignobles, le bois ,les Converses. Le grand bois d'Hez, qui s'étend jusqu'aux murs de )'Abbaye, leur était commun avec le Domaine et le Chapitre Je Nivelles. Oj,prebais. - Villers y possédait trois grandes fermes, comprenant 518 bonniers de

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