LA RE,TE SOCIALISTE titutionnelles font \Ortir le droit, l'on n'a jamais concédl'.!qu'un droit imparfait où l'équité est \·ioll'.!e,où l'injustice est criante. Le peuple a été conquis, soumis à une législation qui lui est étrangère. Il marche :\ la conquC:te d'un droit nou\•eau qui lui soit moins étranger, qui corresponde à sa nature, à ses besoins, aux nuances de sa psychologie ..... . . . . . La lutte actuelle est une lutte juridique. Les courants populaires sont des courants juridiques. La questionsociale pourrait s'appeler la qut'slio1d1u droit. ADRIEN VEBER. Recherches sur l'histoire de l'Economie politique, par ERNEST NYs, professeur à l'Uni\'ersité de Bruxelles, juge au tribunal de première instance, membre de l'Institut de droit international (Bruxelles, Alfred Castaigne, 28, rue de Berlaimont. - Paris, Albert Fontemoing, 4, rue Le Gofl). Quel a étt: l'.ipport des diverses civilisations, aussi bien à la théorie qu'à la pratique économique - seulement jusqu'aux premiers temps de l'époque moderne - telle est la question que s'est posée M. Ernest Nys et qu'il n'a pas résolue ; il glane et raconte a,•ec une grande conscience et en avouant qu'une détermination des parts est impossible. D'ailleurs trop de documents ont disparu pour qu'on puisse peser, même approximativement, le bilan de chaqûe civilisation. Comment se reconnaître au milieu des multiples infiltrations séculaires d'idées et de mœurs? Mai~ suivons, je ne dirai pas les inductions, mais le récit de notre auteur, qui affirme avec raison dans son introduction que les passages de la Morale à Nicomaque et de la Politique d'Aristote, touchant à deux points essentiels de la théorie de la richesse, l'utilité de la monn:iie et l'intérêt de l'argent, furent le point de départ de l\:.:onomie politique au Moyen-Age. Dans son premier chapitre sur J'influence byzantine et l'influence musulmane, M. Ernest Nys rappelle les causes de la décadence byzantine : les développements arbitrairement obligatoires pris à Byzance par les collèges professionnels, tous administrés comme des régiments sous la férule du préfet; - l'écrasement fiscal des populations ; - les altérations et les dépréciations des monnaies; - le fait que l'État payait a,·ec une monnaie inférieure a celle qu'il exigeait pour ses recettes. Quant aux gouyernements de l'islamisme, d'après les ouvrages de droit administr.ttif et de droit public, d'un grand juge du onzième siècle, à Bagdad, Mawendi, de Suhrwerdi et d'Ibn Khaldoun (1378); ils s'appuient au point de vue religieux, sur la volonté de Dieu et sur l'obligation de maintenir son culte. En pratique, le prince possède des domaines et se livre au négoce; il perçoit des impôts fixés par la tradition. Dans les villes se manifestent des courants démocratiques et des essais de formation d'une puissance municipale ..... Ibn Khaldoun admet la douane, mais il blàme les entreprises commerciales et • agricoles au nom du sultan parce qu'« elles font aux particuliers une concurrence dlé:sastreuse ». Le deuxième chapitre est consacré à la Sicile normande et au gouvernement de Frédéric Il. Dans ce chapitre, comme dans le précédent, comme dans
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