La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

RE\TE ÉCONO~IJQUE cré~es au 1er juillet 1897, tableau que le ministère de l'agriculture a publié dans le Bulletin de l'Office du travail de mars 1898. - Je ne prends, bien entendu, dans cc-tableau, que cc qui se rapporte à l'amélioration du bien-être et des conditions générales des nMsses rurales. Par exemple, les laboratoires d'analyses et d'expertises, ks publications des syndicats, les sociétés contre la mortalité du bétail et des étalons, contre l'incendie, contre la grèle, les pépinières, etc. - toutes ces institutions, dis-je, sont purement économiques, profitables surtout aux propriétaires membres des syndicats et par conséquent, il n'y a pas trace dans leur organisation d'une pensée d'amélioration à apporter dans la condition des humbles. Au contraire, les assurances contre les accidents du travail, les orphelinats, les sociétés d'assistance manuelle, les bureaux et offices de placements sont des institutions dont le fonctionnement intéresse directement le prolétaire des champs, le petit propriétaire et le journalier. \'oici donc le bilan des œuvres d'assistance et d'intérêt social qu'ont créées les r,nr syndicats agricoles avec leurs 438,596 adhérents : Sociétés contre les accidents du travail : 1111e; - orphelinats : 1111; - bureaux et offices de placement : treize; - conseils d'arbitrage, commission de conciliation, tribunal arbitral : trois; - sociétés d'assistance manuelle : deux; - secours en nature, dons d'effets aux enfants : 1111; - service de prêts d'outils et d'instruments agricoles : deux. M. Deschanel parlant de ces œuvres que nous venons d'énumérer tout au long, s'écriait;\ la Chambre en réponse à l'admirable discours de Jaurés: « Ils (les syndicats) n'ont pas attendu notre loi sur l'assistance gratuite, pour l'organiser dans 25 ou 30 dcpartements (secours en nature : 1111). Ils ont organisé les assurances contre les accidents (1111e caisse) ; le placement des ou Hiers, fcrm iers, régisseurs (treize bureaux de placement en. tout); cette institution de l'aide mutuelle en travail, par laquelle lorsqu'un membre du syndicat est malade ou blessé, ses camarades pourYoient aux trava11x de la culture (sociétés d'assistance manuelle : deux). Et voici enfin qu'ils organisent les retraites ouvrières (?? ?) » Et voilà comment M. Deschanel écrit l'histoire des syndicats agricoles, aux applaudissements des membres de ces syndicats, tout ravis d'apprendre soudainement qu'ils avaient fait de si belles choses. I I I Mais si les r, 37 r syndicats agricoles existants n'ont réalisé aucune œuvre sociale importante, s'ils n'ont rien tenté pour ameliorer la situation souvent lamentable des ouvriers des champs et des petits agri-

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