218 LA REVUE SOCIALISTE accomplies les gral1des œuvres de ce siecle. On pourrait multiplier à l'infini les contradictions : depuis le mensonge de la concurrence économique, prétendument basée sur la liberté, jusqu'à l'ironie de la loi égale pour tous, alors que de si profondes inegalités sociales, mentales et morales s'accusent entre les membres du corps social. De tout cela je conclus que les meilleurs et plus sûrs fondements se trouvent dans la réalité des choses, et que tant que par le socialisme nous n'aurons pas accorde le fait et le droit, le mot et la chose, on pourra enseigner dans les écoles une vague morale indiYiduelle limitée au code et ,\ l'hygiéne, mais non la morale sociale. EUGÈNE FocRNIÈRE. P.-S. - J'ai commis i1woJontairement une erreur, que rel~ve M. Fouillée. Cc n'est pas lui, en effet, qui est l'auteur des manuels scolaires dont j'avais parlé. Il voudra bien, à son tour, reconnaître qu'il en commet une quand, me citant pourtant, il me fait dire que « le bien moral devient un ~impie texte sacré ». J'ai dit tOut le contraire et il n'a qu'à me relire pour s'en convaincre : j'ai dit qu'en introduisant Dieu à titre de sanction, ce texte sacré et fondamental réduit le « bien moral » à l'état de simple illustration. Mais ceci n'a pas d'importance. E. F. •
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