THÉORIE DU PROFIT ET DE LA PRODL"CTIO:-S CAPITALISTE J 6ï vail, deYront être enfin convaincus en lisant les prcuYcs nombreuses accumulces par GraziadC'i. . Donc, comme les faits ne peuYcnt s'adapter a la théorie, comme au contraire les théories doivent expliquer les faits, sous peine d'être considérées comme: inexactes et erronées, ainsi doit être considéré comme erronée la théorie de Marx qui fait consister le profit dans le sur-traYail, thforie inconciliable aYcc les faits les plus avérés de l'économie contemporaine. La théorie de Graziadei, suh·ant laquelle le profit consiste non plus dans le sur-travail, mais dans le sur-produit, est logique. En effet, elle fait consister le profit non dans sa cause, le sur-travail, mais ,!ans l'effet de cette cause, les produits réels et concrets que consomment les capitalistes. Elle s'adapte. anssi mieux aux faits que nous avons énoncés. Et, e!1Yérité, si les profits consistent dans le sur-produit, rien n'empêche que les salaires n'augmentent si en mème temps croissent les produits des heures de travail qui sont consacrés a l'avantage du capitaliste. Et cette augmentation des salaires n'aura pas de limites fixées d'avance par l'égoïsme des capitalistes jusqu'à ce que le bénéfice résultant de l'augmentation de la productivité du sur-travail de l'ouvrier ne soit plus capable de contrebalancer la perte provenant de l'augmentation de salaire. Et de même que l'augmentation de salaire limite l'intensification du traYail ouvrier, ainsi on peut dire en Yérité que le capitaliste, pour obtenir un sur-travail plus remarqnable, a intérêt non à la baisse mais positivement à la hausse des salaires. De même si on se réfère à la durée du travail journalier. Si la journée plus courte de huit heures donne autant <le produits que la journée plus longue de dix heures, le capitaliste concédera indifferemment l'une ou l'autre; il sera poussé a accorder la diminution .des heures, a condition que cette derniére contribue a accroître positivement le produit et surtout le sur-produit. Cet intérêt du capitaliste à diminuer les heures de traYail a pourtant des limites. Il cessera d'exister quand le bénéfice qui lui revient de l'augmentation dans la productivité de l'ouvrier dù a la diminution des heures de travail ne compensera plus suffisamment la perte qui résulte du manque de produits qui s'obtenaient auparavant durant les heures où l'ouvrier ne travaille plus actuellement. Tous les rappo,rts entre la théorie du sur-produit et les augmentations de salaire, les diminutions des heures de travail et les limites respectives sont analysés par l'auteur avec minutie et acuité. Et son analyse aboutit a prouver que la théorie du sur-produit, outre qu'elle est plus logique, explique mieux que la théorie marxiste les faits inclus dans l'enceinte de.l'évolution économique contemporaine.
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