THÉORIE Dü PROFIT ET DE LA PRODUCTIOc'\ CAPITALI'>TE 163 ;Une Nouvelle Théorie du Profit ET DE LA PRODUCTION CAPITALISTE Toute theorie, avec son maître, a ses Épigones. Et voici le signe le plus évident de la Jécadence d'une école : c'est quand les Jisciples se bornent à paraphraser, à commenter les pensées du maitre. C'est ainsi qu'il semble devoir en arri\'er du marxisme. Longtemps, depuis 1867, année de sa publication, le Capital fut considéré comme un line scellé Je sept sceaux. Il était inaccessible à la foule des affilies. Il commandait, avec la force d'un EYangile, à l'esprit des doctes. Quelles étaient lès critiques des économistes ? Ils reprochaient aux socialistes de n'avoir rien su produire depuis le Capital. Les socialistes répondaient que tout avait été dit par Marx et Engels; il ne restait qu'à interprcter et à traduire en actes leurs enseignements et leurs conseils. Cette époque de soumise acquiescence à la doctrine du maître ne dura pas longtemps. Les socialistes les plus culti\'és et les plus intelligents s'avisérent que depuis 1867 le momie des faits et des idées avait marche. De nouveaux faits s'étaient produit,s. Ils réclamaient explication. Les théories marxistes étaient impuissantes à expliquer bien des choses. Elles étaient en contradiction aYec les faits les mieux observés et les mieux certifiés de l'économie contemporaine. Ces derniéres années furent signaiées par une efflorescence de manifestations autocritiques dans le camp socialiste : une anatomie aiguë, à coup de scalpel, désarticula la doctrine, en vérifia la bonté d'abord acceptée les yeux clos. Une des manifestations les plus importantes et les plus remarquables de cet esprit autocritique dans l'école socialiste-marxiste est _le livre récent d'un jeune auteur italien: Antonio Graziadei, ltt Prod11ctiq11 capitaliste, volume XXIX de la Bibliothèque des sciences sociale_s, Tu~in, Fr. Bocca, 1899. i •
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