NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Un voyage au Laos, p.ir le D' LrrtvRE (r vol. in-18., Pion, Paris). - Journal écrit chaque soir aprés l'étape; ce li,·re est une peinture r,1pide du HautLaos que M. Lefèvre a parcouru en qualité de membre de la commission francoanglaise chargée, en vertu du protocole signé à Paris en 1894, de délimiter )es frontières des possessions de la France et de l'Angleterre sur les rives du Mékong. C'est un guide précis et partant précieux de ces régions peu connues que l'auteur a parcourues en économiste et en artiste ; l'économiste nous initie à la valeur <les territoires délimités, l'artiste nous en dit le charme en des pages pleines d'intérêt. Voyage au pays des Fjords, par 'ANTOINE SALLES (r vol. in-18, Pion, Paris). - Encore un livre de voyages de la collection Pion. Chargê d'une mission en Suède par le ministère de l'instruction publique, M. Antoine Salles mit a profi: son voyage. et la tenue a Stockholm du quatrième Congrès international de l:t Presse, pour assister aux réceptions enthousiastes qui furent faites aux représentants du journalisme universel, et pousser une pointe jusqu'au cap Nord. Le Voyage a1t pays des Fjords est le journal des féeries et des merveilles de ces contrées du Nord si peu connues en France, et dont M. Salles nous décrit les mœurs, les coutumes des habitants avec les splendeurs naturelles du pays. Le Cœur et !'Honneur, par P!ERIŒ MAEL ( 1 YOI. in-18, Flammari911). - Aimez-vous les histoires <l'amour, les contes de pirates, les aventures sanglantes, les peintures de passions sauvages ? i\f. Maël a jeté tout cela à prof usion, un peu pêle-mêle, dans Le Cœur tl l'Ho1111eur. Les Fils de la Tempête, les Lurons de la Jeanne (r vol. in-18, Flammarion). - Encore de M. Pierre Maël : une série dont les Lurons sont le premier épisode. Avec M. Maël il ne faut pas ajourner les notices, sous peine d'être débordé. Et donc, c'est d'un drame sur les bords de !'Océan qu'il s'agit, vous l'avez deviné. Un drame dont les péripéties se précipitent avec une hâte vertigineuse vers le dénouement - encore inconnu. Mais je suis sûr d'avance que la Louve sera punie et l'héroïne de ce volume, la C1ouce Jeanne, récompensée selon ses mérites et sa vertu. L'amoureuse Foi, par CHARLESBAïHAUT(1 vol. in-18, Flammarion). - Les journaux racontaient que l'ancien ministre des travaux publics, encouragé par le bruit fait autour de ses Impressio11scellulaires, se disposait a aborder le roman moderne. Hélas I Je doute que l'ancien ministre conquière dans la nouvelle carrière la situation que ses connaissances lui avaient acquise dans la précédente. J'ai lu de M. Baïhaut des rapports - un entre autres relatif au rachat du chemin de fer d'Orléans, qui était autrement clair et plus intc:ressant que !'Amoureuse Foi. A Mi-Côte, par J. ESQUIROL(r YOI. in-18, Stock). - Voilà que M. Huysmans fait école! .-1 9.Ci-Co/c aura sans doute une suite - comme E11 Roule en eut une. et même deux : La Bas et La C11/bi!drale. Mais après La Calbédrale, A 9.(i-Côlc, est de trop. Visiblement ~I. Esquirol se dispose ,i nous décrire les sinuosités que son De mare ai, parcourir, a\'ant de fixer enfi:: la nature de sa vocation religieuse. Que nous réserve donc l'avenir. dans cet ordre de production littéraire ? Jadis, le snobisme consistait il porter de longs clicveux et des gilets truculents, les ratés se faisaient romantiques. Aujourd'hui le suprême chic est <le se faire curé. Je demande qu'on reYicnne aux Jeune-Franct ... Les maris qui font rire, p.1r JuLEs U.,·v (1 vol. in-18, Flammarion). - ~f. Jules LéYy est un auteur g.,i, nous dit-on sur la couverture. Et la couverture ne ment pas. Ou plutôt, la gaieté de M. Lévy est de meilleur ,t!oi que celle de la couverture ; rnr le volume tient plus qu'il ne prom.::t. C'est, en effet, en quelques traits rapides, une série de tableaux d'intêrieur, lestement brossés, d'une ironie côtoyant souvent la farce, p.1rfois le drame, et d'une lecture très agréable. Toujours aimé ! par FERNAND 1.AlARcui:; (1 \'Ol. in-18, Flammarion).- Ce nouveau volume n'ajoute pas beaucoup an bagage littéraire dêj.\ considérable de son auteur. C'est l'histoire banale de la résurrection d'une idylle au cœur d'une femme ~ui aime, dans le fils de son ancien amant, l idéal de sa jeunesse soudainement réapparu et qui \'Ou<lrait revivre dans sa fille les joies du paradis perdu. Les Exotiques, par P1ERRE DE LANO (1 YOI. in-18, Flammarion). - Les exotiques, ce sont les Américaines que pêchent, avec des titres de comte, de marquis ou de prince, en guise d'hameçon, les pannés de l'armorial français. Naturellement, les filles de la « Libre Amérique » en prennent i leur aise avec des époux de cet acabit, et ce sont les mccurs de ce joli monde dont M. de L~no raconte les édifiantes intrigues, bien faites pour ramener la démocratie contemporaine au respect de notre aristocratie, métissée de juiYerie et de yankee. Pantins et Po11pées, par HENRIDEsCHAMPS(1 vol. in-18 carre:, Léon Vannier). - Des instantanés du monde où l'on noce, où l'on s'ennuie, où l'on Airte; scènes rapides, écœur:rntes ou gaies, souvent drôles et qui rappellent, de loin, les ironiques tableaux de Lavedan. Le secret du blessé, par P1ERRc Suts (1 vol. in-18, Flammarion). - Un ensemble de six récits, dont le premier a donné le titre au volume. C'est ccrit sans grande \
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