La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

126 LA RE\'lJ E SOCIALISTE recherche nuis atissi sans pretention, il la bonne fra,;quettc. Des illustr.1tions soignées reh.rnssent l'intérèt du texte. Erreur d'âme, par Fni:0L1t1c HL:cHER, préfaœ d'Henry Fouquicr (r vql., m-r8, Fl,,mm.uion). - li y a beaucoup d erreurs ,!ans ce livre, .i commencer par celle que commet M. Fouquier, qui considère l'héroïne du rom.rn comme une femme irrégulière, parce qu'elle est veuve et _qu'dle sub,·icnt :, ses besoins par son tr.1v.11I.:\lais la plus grosse, incontestablement, est celle de l'auteur qui a cru faire viYre des car.ictères et.1agite tout au plus des polich1nelles. La réforme des impôts en Prusse, par JACQUES DERB.\NNE (r vol. . in·S, Chev,tlier-llfarescq, P.uis). - Depuis que la question de la refonte de notre système fiscal s'est posée d'une façon pressante de,·ant l'opinion publique française par le projet d'impôt sur le revenu, k systè'me fiscal de la Prusse a été souvent in,·oqué - un peu !t tort et il travers p.1r ks adYers.\Îres, aussi bien que par les partisans de la reforme. 111.Jacques Derbanne a eu l'idée de rechercher et de préciser en quoi consiste le syst&me fiscal prussien et son line comble une l.1cune import.une, car il apporte une document.nion pré- .:ieuse :, ceux qu'intéresse le probkm<: de l'impôt. 111. Derb.rnne n'a pas voulu exposer des théories, mais des f.tits : l'état actuel complet de l.t lcgisbtion tise.de en Prusse en matière d'impôt sur le revenu, d'impôt sur l.1 fortune et des impôts com111unaux. Ainsi, quiconque voud1a conn,,ître cette législation le pourra en recourant ,i son volume, où il trouvera tous les éléments d'information nécessaires. Natalité et démocratie, 1 volume in-12, par 111. ARsÉ.:-;i;Du MONT. (Schleicher frc':res, éditeurs). - On a be.tu frrmcr les yeux, nous avons bon an mal an de 45 :t 60 départem<!nts dans lesquels les décès dépassent les naissances; la densité de notre popul.1tion, si faible en comparaison de celle de l'Allem,1gne, de l'Italie, de l'Angleterre et de la Belgiquo, s'affaiblit encore, appelant de plus en plus l'i1wasion ou l'infiltration; nos campagnes se vident d'hommes, se couvrent de ruines. Et qu'on ne dise pas : A quoi bon y penser, il n'y a rien à faire 1 - Il y a au contraire une immense besogne il faire, l'étude du mal, de ses causes, de ses remi:des. Sans vouloir songer :i leur faiblesse, des savants se sont mis à l'œuYre; les matériaux se sont accumulés, l.t méthode s'est ébauchée, puis fixée; les communications aux sociétés savantes, les voyages, les calculs, les discussions techniques se sont multipliés et la lumière s'est faite, des points import.rnts sont dès :i présent acquis. P.1r malheur tout cc mouvement intellectuel, tant il cause de la langue spéciale de la ,lémo<>raphie que des volumineux recueils où il est dispersé, est inabordable au public même curieux et instruit. C'est pour le lui rendre accessible que 111. Dumont a réuni en volume quelques-unes de ses conférences .i l'Ecole d'Anthropolo<Yie. La science sous cette forme est to~jours plus assimilable. Le livre est assez mince; son aspect n'est pas trop rébarbatif. La grandeur et la variété des problèmes soulevés sont bien faites pour émouvoir: mais quelque chose s;;ns doute surprendra davantage, c'est la prise inattendue que donne la démO<Yraphic sur une foule de questions qu'~n eôt pu croire !t jamais insusçeptibles de solution scientifique. Les fondements de l'éthique, troisi~mc essai sur la morale considérée comme sociologie élémentaire, par E. DE RoBERTY, r Yol. in-12, de la Bibliotbeq11e de pbilosopbie co11fe111porni11e (Félix Alcan, éditeur). L'auteur ramène les fondements de l'éthique :, trois grands problèmes qu'on trouve aussi à la base des autres sciences de pure théorie. Ce sont : 1° I.e problème de l'abstrait et du concret; 2° le problème de l.1cause et de la tin; 3° celui de l'unit~, de l'érnlution, de l'expcricnce . A ces points se r.1tt.1chcnt coroll.1ire111cnttrois cnquétes 0Ar.1nt une importa11ce p.1rticuli&re pour l.1 constitution de la sociologie sur des b.1scs positives : 1., genèse de la différenciation éthique, la théorie générale du crime (du « mal collectif») et la théorie générale du progrès (du « bien collectif, et de la marche apparente ou réelle ,·ers « le mieux • ). Les pages consacrées it l'étude de ces <leux pôles de l'exi,tencc sociale : le crime et le progrrs s'adressent !t tous les lecteurs intelligents, ceux-l,1 même que 11e passionnent pas habituellement les hautes et ditlicilcs sp~culations '\le l'esprit. L'Ame du Criminel, par le docteur MA unrCE DE f-LE URY, I vol. de la Bibliotbeq11ede pbilosopbiecon/e111porai11e. En même temps que la 5° édition de son fotroduclio11 ci la Médecine de l' Esprit, la librairie Félix Akan publie un uouvel ounage du docteur Maurice de Fleury. l'.1111deu Cri111i11el. Avec sa clarté coutumière, l'aute ...:, reprenant les connaissances les plus récentes et les plus fermes sur la structure et le fonctionnement du cerveau de l'homme, en fait l'application aux problèmes de la psychologie criminelle, et les éclaire ,1insi d'un nouveau jour. L'ouvrage se compose de trois parties: 1° Le cerveau de l'homme et le libre-arbitre; 2° déterminisme et responsabilité; 3° conséquences pratiques (répression du crime et prophylaxie du mal). L'auteur montre comment les doctrines de la psycho-physiologie la plus moderne, /

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