La Revue socialiste - 1899 - Tome XXIX- vol 01

Fl~Dl~RATIOX DES COXSEILLERS ~ll"XICIPAL·x SOCIALISTES I 19 n'.:unions publiques contradictoires dans les préaux des t'.:coles. Des l'ouYcrture de la période électorale, chaque électeur devra rcceYoir gratuitement ù domicile, en même temps que sa carte électorale, l'exposé des motifs et le texte de la délibération du Conseil municipal ordonnant le refcrendurn; ainsi que toutes pièces annexes jugée~ nécessaires par la municipalitl'.: pour éclairer les consciences et les suffrages. En attendant l'adoption du proj~t de loi dt'.:poséen cc sens par le citoyen Édouard \'aillant, c'est-à-dire la consécration légale du referendum communal par le Parlement, les conseils municipaux socialistes sont invités à organiser eux-mêmes le referendum, en marge de la légalité, en se servant des bonnes volontés des comités locaux et en usant, jusqu':\ sa dernière limite, du droit qu'ils ont aujourd'hui de foire connaitre par imprimés une ou plusieurs de leurs d.'.'.liber,1tions. Dans lcs communes où l'<'.-lémentsocialiste est en minorité, il lui appartient d',1gir sur le Conseil municipal par \'oie de pètitionnement, ou mème de pro,·oquer directement l'avis de la population c11un jour et dans un lieu fixés, après une quasi-periode électorale factice où les groupes politiques et économiques se chargeraient de la propagande orale et écrite. * * * L'hygiè11e co1111111111nle. - Les citoyens Compas, conseiller municipal de i\lontcy, et Colly, conseiller municipal de P,1ris, r.1pportèrcnt la question de l'hygiéne communale de l'habitation et de la voirie, en s'inspirant des traYaux publiés chez l'éditeur Giard par le docteur Julien Pioger, des l'.:tudes si compétentes et articles de re\'ltes de .i\l. le sénateur Paul Strauss, et de la pratique de l'édilitl'.: parisienne. Les détails de l'hygiène spéci:1le de l'habitation furent réservés pour le prochain congrès. i\lais l'on se rangea ù la proposition déposée par le citoyen \'aillant qui prérnit des primes pour les municipalités les plus soucieuses de la question sanitaire et aussi pour les constructeurs des maisons les plus salubres. Le Congres Mnonça l'insuffis,111cede la loi de 1850, réclama « une loi cfllc:1ce de protection de la santé publique))' et inYit;i les communes qui ne l'ont pas encore fait;\ établir un service de désinfection, en attendant son établissement obligatoire. La dcrnicre Chambre a bien YOtéune loi dite de protection de la santé publique, 1_11aieslle dort dans les cartons du Sénat, ou plus exactement dans la serviette du rapporteur de la commission compétente, M. Cornil. Cc projet de loi comprend l'obligation de la dcsinfection, mais il y manque toujours une sanction efficace. En l'espèce, les idées échangl'.:cs a Fumay et résuml'.:es par les citoyens Compas et C.9,)lyétaient en fayeur : 1° de l'examen ;idminis- '

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