II8 LA RE\"CE SOCIALISTE LE SIXIÈME CONGRÈ.S DE LA Fédérailon des Comeillers 11m nicipauxsocialistes • I Au milieu d'une population enthousiaste, ardente et conYaincuc, dans la partie si pittoresque de la Yallce de la 11cuse comprise entre Charleville et GiYet, à l'hôtel de Yille de Fumay, s'est tenu le sixicme Con<Yrcsdes municiJ)alitcs socialistes de France. Comme celui de l'an b dernier, à Dijon, il a trcs bien réussi, gràce à la bonne volonté et à la charmante hospitalité de la municipalitc socialiste de Fumay et de son maire om-rier, le citoyen Lamhert-Hamaide; gr:\ce aussi ::rn zéle, et au u~- Youement, et au remarquable esprit organisateur du citoyen Victor Co1;1pas, secrétaire de la Fédération des communes socialistes des ,\rdennes. Une centaine de communes étaient représentces, dont Paris, par les citoyens Chausse, Colly et \'eber; Vierzon, par le citoyen Vaillant, député ; Issoudun, par son maire député, le citoyen Dufour, etc ... Les députés Ch:rnviere, Lassalle et Poulain, prirent également part aux traYaux du Congres. * * * La première question à l'ordre du jour, rapportée par le citoyen Bazin, conseiller municipal de Saint-Ouen, <'.:taitainsi intitulcc : Des dijjêrenls 111oye1p1ras tiques.d'assllrer le referwd11w1111111icipal. Elle comportait deux solutions : une pour l'aYenir et une autre pour le présent. Pour l'a,·enir, l'Assemblt:e cmit le Yœu que le Parlement organisât le referendum avec la même proccdure que les autres consultations électorales. Les électeurs ne sont encore habitués qu'à se prononcer sur des personnes; il faut les accoutumer ù se prononcer dans les mêmes formes sur des idées réelles. La consultation des <'.:lecteurs par voie de refcrendum doit se faire, par \"Otes secrets, dans les lieux de vote habituels, et être prccédée d'une période électorale suffisa9te pour permettre ù toutes les opinions de s'exprimer et de combattre librement, soit par circulaires et manifestes, soit par affiches dispensées du timbre, et aussi par
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