/ LA REVUE SOCIALISTE 3° D'un droit proportionnel élevé au 1/30 frappant les immeubles affectés :1 l'industrie de ces commerçants; 40 Taxe de o fr. 30 sur les vins en bouteilles; • 50 Taxes égales au maximum, aux taxes en principal, sur les chevaux, mu les et mulets, voitures, billards et chiens; 6° Maintien de l'impôt sur la consommation de la bière, comme étant une boisson de luxe; 7° Relèvement de quelques a~ticles du tarif au maximum prévu par le J0cret de 1 870 ; 8° Vote d'un centime additionnel au principal des quatre contributions. Le conseil municipal de Blois a été unanime à reconnaître qu'il fallait aba11d0111l1'iedrée de la suppressiontotale, laquelle entraînerait de nouvelles faxes comrn1111ales (!) et a emis l'aYis que l'État deYrait donner l'exemple aux communes, en abandonnant, tout le premier, les droits qu'il préléYe sur les mêmes boissons; il s'est donc rallié ù la suppression obligatoire irnposee par la loi, qui abaisse le droit sur le Yin de o fr. 40 par hectolitre; de o fr. r 5 sur le cidre et de r franc pour la hiére, et a decidé, pour compenser la perte de la somme de 18,000 fr. en résultant, de : 1 o Élever les droits de l'alcool à 37 fr. 50 l'hectolitre, au lieu de 12 fr., droits actuels; 2° De frapper d'un droit de o fr. 30 les vins en bouteilles. * * * A Roubaix, énorme ruche ouniere ou tout le monde reconnaissait les difficultés de la situation, Yoici pourtant, - a force de bonne \'Olonté, -a quelle délibération exemplaire a abouti le conseil municipal: Le conseil municipal de Roubaix, Émet le vœu que d'ici au 31 décembre 1898, l'État renonce aux droits perçus par lui sur les vins, bières, cidres, hydromels et aussi sur-le thé et le café. Délibère : r O Sont abolies, à partir du I cr janvier 1899, toutes les taxes d'entrée dont sont actuellement grevées au profit de la commune les boissons hygiéniques et les denrées alimentaires; 2° En remplacement des droits ainsi abolis, il sera établi et perçu, au profit de la commune, à dater du Ier janvier 1899 : a) Une taxe municipale sur les successions, égale aux droits que ces successions paient à l'État ; b) Une taxe sur les moteurs industriels, perçue à raison de 10 francs par an pour la force d'un cheval; c) Une taxe de 5 o/o sur la valeur locative qes immeubles à usage <l'habitation, les loyers inférieurs à 500 francs étant exempts de tout droit et défalcation faite de la valeur locative des locaux affectés au commerce et à l'industrie ;
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