680 LA REVUE SOCIALISTE De quelques Points de Doctrine La doctrine socialiste a subi, en ces derniers temps, d'assez Yives attaques, de la part de quelques socialistes qui prétendent la rajeunir, la renouveler. Nos ami~ ont critiqué certains principes de nos thescs traditionnelles, qui paraissaient les plus fermes étais de nos deductions et qui, par leur simplicité et leur évidence mêmes, constituaient nos meilleurs instn\rnents de propagande. Nous voudrions examiner ici cc que ces critiques ont de légitime, ou plutôt défendre contre elles une notion essentielle entre toutes, et qu'on ne saurait guère mettre en doute sans ébranler le système. D'un autre côté les publicistes opportunistes et libertaires nous ont reproché d'abandonner notre propre programme, par tactique, par intérêt électoral. Les opportunistes ont adopté cette méthode de lutte pour nous déconsidérer en nous attribuant des expédients équivoques, et des transactions blâmables. Les libertaires, obéissant a un sentiment analogue, ont flétri nos soi-disant désertions de principes, pour mettre en relief leur propre intransigeance, leur fidélité solide au socialisme rigide, leur pureté de d ialcctiq uc. Contre cette double campagne, nous voudrions justifier notre action. Nous tàcherons de montrer ici que notre parti ne s'est nullement départi de son loyalisme collectiviste, et que dans les diYers domaines où il porte ses efforts, il s'inspire aYec conscience de la haute pensée des fondateurs de la doctrine. LA LOI o' AIRAIN , En deux articles que la Revue a publiés récemment, deux militants socialistes étrangers, qui comptent parmi les plus éminents et les plus instruits, Vandervelde et Rienzi-Van Kol, ont nié la Yaleur même relative de la loi d'airain des salaires. Tous deux, s'efforçant de battre en brèche ce qu'ils appellent le « dogme socialiste », ont émis a ce propos des affirmations dont ils ont esquivé la justificatiQ!_), mê!Jle succincte et partielle.
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