.. LA RE\TE SOCIALISTE L'Évolutio11del'Accord pourlaVie DANS LES SOCIÉTÉS ANIMALES S'il est inexact, comme nous l'avons montré dans une étude précédente (voir Lutte ou Accord pour la vie? Revue Socialiste, mai et juin 1894), de considérer la lutte pour l'existence comme le facteur essentiel de l'évolution des êtres Yivants en général et de l'homme en particulier, c'est présenter la lutte sous un aspect nouveau, rien de plus, que de substituer a cette nécessité naturelle une coopération et une aide réciproques destinées a modifier les conditions de la concurrence; mais c'est résoudre la contradiction qui existe entre ce fait d'une guerre de tous contre tous et cet autre fait que nul animal ne peut vivre isolé sans succomber dans la lutte. Il faut pénétrer plus avant dans l'étude des sociétés. Jusqu'ici nous avons établi qu'il y a un facteur de l'évolution qui est dominateur de la concurrence vitale sous toutes ses formes. Nous avons l'intention de rechercher comment l'accord, et non la lutte pour la vie, se réalise au cours des âges, aussi bien dans l'évolution des sociétés que dans l'évolution des systèmes de relations spéciales qui en manifestent l'activité. Mais, comme il n'est plus douteux aujourd'hui que les espèces animales soient capables de s'organiser en sociétés temporaires ou permanentes, homogcnes ou hétérogènes, nous étudierons d'abord l'évolution de l'accord pour la vie dans les sociétés animales. Définissons les termes. Que faut-il entendre par société ? Comme le prouvera l'observation des faits, l'idée de société est celle d'un concours d'individus qui coopcrent, chacun par un genre particulier d'actes déterminés, a la conservation et au développement de l'association qu'ils forment. Cet accord est la seule raison d'être des sociétés. En dehors de cette considération, il ne semble pas qu'on puisse trouI
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