50 LA REVUE SOCIALISTE « gourmand » dont une partie avait une très grande importance, en cc sens que les vapeurs et fumées étaient traitées par un second foyer. Vinrent ensuite Healy (à Bradford), Thwaites, Young (de Glascow), Wilkinson (de Birmingham), Burton (de Stafford), Pearson (de Burnley) et plusieurs autres. Aucun renseignement ne peut être donné sur les frais des établissements, ceux-ci variant suivant l'emplacement, les dimensions, le niveau du sol, etc. Tout d'abord on eut de grandes difficultés à traiter les gaz fournis par les matières que l'on consumait et les poussières qui s'échappaient de la cheminée ont donné lieu à de nombreuses plaintes qui empêchèrent l'adoption du « destructor ». Apres de sérieuses recherches et un examen attentif, on appliqua le « crématcur de fumée, système Joncs », et les plaintes ont complètement cessé depuis ce temps. Le « dcstructor », bien conduit, peut être employé partout sans la plus petite crainte de voir s'élever des contestations. Les gaz sont soumis à une température de r ~ 100 à r,500° F (594 à 816° centigrades), moyennant une très faible dépense de combu~tible. La chaleur ainsi produite est employée de différentes façons pour des bouilleurs tubulaires, <les pompes, des éjecteurs pneumatiques, pour faire fonctionner des dynamos et actionner diffcrents appareils, pour travaux sanitaires, produisant ainsi une économie considérable; après le paiement du capital et des intérêts, le résultat financier est de beaucoup préférable aux anciens procédés consistant à camionner et faire transporter les gadoues par le chemin de fer. » A ces dcclarations, M. le docteur Miller Bruce ajouta « qu'il est devenu impossible de traiter autrement que par le feu lès nombreux et diYers produits usés des maisons des villes. Leur valeur comme engrais est égale à celle du transport et les sommes payées par l'entrepreneur pour enlever les ordures augmentent annuellement ainsi que les inconvénients. Les réponses suivantes lui ont cté faites lors de son enquête sur la manière d'employer les ordures : Doit-il y avoir un grand destructeur unique ou plusieurs petits ? Les objections contre la destruction en grand sont : 1 ° la grande masse de matières à traiter; 2° la grande dépense de transport de matières à détruire; 3° les dangers de diffusion des maladies; 4° l'insalubrité obligatoire du procédé et le bruit du roulage perpétuel des tombereaux le long du chemin. Les avantages des petits destructeurs locaux consistent dans la proximité et l'économie dans le voiturage. « li lui a été dit que le meilleur destructeur serait un appareil locomobile à vapeur muni d'un foyer spécial dans lequel on jetterait toutes les matières combustibles. La chaleur produite pourrait, selon ses calculs, être suffisante pour actionner la locomobile ; des chariots y seraient attachés, dans lesquels on déposerait les cendres qui seI
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