--1-92 LA REVUE SOCIALISTE sous certaines conditions statutaires d'organisation, il nous est permis d'inférer que si on retire l'usine de Guise de ce groupe, les nombres concernant le capital, les affaires faites et les bcnéfices réalisés se rapprochent tn'.:sprès <leceux obtenus par le groupement examiné plus haut. ,·oyons maintenant quelle est la situation des sociétés employant des auxiliaires et ne leur accordant aucune participation aux bénéfices. Le nombre de ccl les-ci est de 55. Leur capital représente 6,350,000 francs. Le nombre <le socictaircs employés est de 1,783; celui des auxiliaires 2,740. Le montant annuel des affaires est de r 5 millions, dont r ,675,000 francs au compte de l'État. L'importance de cette catcgoric a quelque peu diminué, par rapport aux chiffres constatés dans le premier groupement et pour la même raison qui a amélioré celui de la catcgoric correspondante. Dans le premier mode de groupement, le Familistcre de Guise faisait partie des associations prospcrcs qui ne sont pas reliées :\ la chambre consultatiYe. Les chiffres ci-dessus concordent donc dans le nou,·eau groupement a,·cc ceux obtenus dans le premier, et de quelque façon qu'on tourne et retourne les cléments statistiques du tableau que je ne fais que résumer ici, toujours on aboutit:\ la même constatation : les associations ouvrières de production qui prospcrcnt sont celles qui ont reYêtu la forme capitaliste; _dont les membres se sont préoccupés bien moins de l'amélioration des conditions gcneralcs du travail que de l'amélioration de leur situation propre. Les autres, celles dont les associés, mus par une conception plus élevée de l'idcc coopérati\'c, ont mis d'accord leurs actes avec leurs principes et chcrch<.:dans la coopération le relèvement de tous ceux qui y participent en faisant jouir les auxiliaires de tout ou partie des a\'antages des sociétaires, Yégctcnt, ne se soutiennent qu'à l'aide dc:s travaux de la ville de Paris, des avances qui leur ont <'.:ri'.: consenties sur les fonds du legs Rampal, et de l'appui qu'elles trou,-c11t auprés du conseil municipal de la capitale. Au n:Hc, ~L Arthur Fontaine a mis ,\ part un groupe d'associations dont la situation apporte un s~tpplèment de preu,·es aux conclusions que nous venons de formuler. Il y a 27 sociétés qui, statutairement ou ,·olontairement, se refusent à employer des auxiliaires. Tout le travail est fait par les sociétaires et il faut une raison d ' • ' II ' l • I' ' urgence ma1eure pour que es recourent a a mam-( œuvrc etrangère, puisqu'c.:11 895 elles ont employé r,152 sociétaires et seulement quatre auxiliaires. Cc groupe est celui de la coopération par excellence, dont les membres se refusent systématiquement:\ laisser leur association ouvrière dégén<.:rcr en association patronale. Or, ces r, r 52 soci1.:taircs n'ont fait que 2,600,000 francs d'affaires, ''dont 167,000 au compte de l'État, et ils ont réalisé 1e maigre bénéfice de 30,000 francs; soit une portion congrue de 26 francs par coopérateur.
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