La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE LA SUPPRESSION DES ÜCTROIS (Suite) V LA QUESTION DE r.'OCTROI A PARIS Suivons l'ordre chronologique. - Adoption en 1877 des conclusions d'un rapport de M. Outin, sur une proposition de M. Ernest Lefèvre et de plusieurs de ses collègues, tendant à réduire les taxes de consommation, notamment les droits d'entrée_ sur les vins. Le 20 octobre 1879, M. Léon Réty déposait une proposition invitant M. le préfet de la Seine à entrer en négociations avec M. le ministre des finances, à l'effet d'obtenir une réduction des droits d'entrée sur les vins, la ville de Paris prenant l'engagement de consentir un dégrèvement égal à celui de l'État. Dans une lettre datée du 23 janvier 1880, M. Magnin, ministre des finances, écrivait à M. Hérold, préfet de la Seine, qu'il s'engageait à demander aux Chambres une r·eduction de II fr. 87 à 10 francs de la taxe sur les vins à Paris, et de 5 fr. 75 à 5 francs de celle sur les cidres si, de son côté, la Ville consentait à abaisser la taxe d'octroi sur les vins de r 2 à IO francs, et sur les cidres de 4 fr. 56 à 4 francs. Le 17 février 1880, M. le préfet de la Seine soumettait au Conseil municipal les propositions du ministre des finances, et faisait remarquer que leur acceptation « occasionnerait au budget municipal une diminution de recettes de 9 millions environ», et proposait au Conseil de rechercher l'équivalent de cette perte dans une autre taxe « qui pèserait moins que l'octroi sur la population peu aisée et même nécessiteuse ». - Il concluait à l'établissement de 19 nouveaux centimes additionnels aux contributions directes. - La question de la substitution partielle d'une taxation directe à l'octroi n'en était pas moins posée. Il n'est pas utile de reproduire le débat très complet qui s'ouvrit î

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