La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

/ LA CITÉ IDÉALE 445 maine, sans exclusion de la solidarît~ d'ensemble et sans haine des autres groupements nationaux. Les patries du passé, forcément en lutte les unes contre· les autres, ont péri et les plus puissantes n'ont pas échappé à la destruction. Les patries de l'avenir, les patries que forme déjà notre civilisation, devenues des provinces de la cité universelle, dureront autant que l'humanité. Qu'on en croie un homme qui aime sa patrie et a su préférer ses prisons a la liberté chez l'étranger, ce ne sont pas les armements qui sauvent les peuples de la destruction, mais la science mise au service de la solidarité humaine. Allons sans crainte vers l'avenir, apportons sans hésitation notre pierre aux fondations de la Cité idéale: C'est dans cette forteresse indestructible que les nations enfin réconciliées braveront les siecles et - qui sait! - le destin lui-même. EUGENE FOURNIÈRE. FIN \ --

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