LA REVUE SOCIALISTE sicnt patet ex his quae praemittit. Ergo videtur illicitnm esse, qnod aliquis appropriet sibi aliquam rem exteriorem. 3. En outre, dit A 111broisc, et cela se trouve dans les Decret. dist., chapitre ,pc. Ainsi que celui-ci, nul ne doit nommer sien ce qui est co1111111111 à tous. Ce qu'il entend par commun sont les choses extérieures (1), autant que cela résulte de ce qu'il fait précéder. Par conséquent il paraît illicite qu'une personne s'approprie une chose quelconque qui est en dehors d'elle. Sed confra est quod (cap. 40) August. dicit in lib. de haeresibus : Apostolici dicuntnr, qui se hoc nomine arrogantissime vocaverunt, eo quod in suam communionem non acciperent ntentes coniugibus, et res proprias possidentes : q ualcs habet catholica Ecclesia et monachos, et clericos pluri mos. Sec\ ideo isti hcretici sunt, quia se ab Ecclesia separantes, nulL1111spem putant eos habere, qui utuntur his rebus, qnibus ipsi carent. Est ergo erroneum dicere qnod non liceat homini propria possiderc. Chapitre 40. Co11trairm1ent Augustin dit, dans son ouvrage sur les Sectes : « On nomme Apostolici ceux qui, très orguei)leux, se sont intitulés ainsi, parce qu'ils n'admettent pas dans leur communauté les personnes mariées et ceux qui possédaient des biens particuliers, ainsi que l'Église catholique pour les moines et la plupart des ecclésiastiques. Mais c'est pour cette raison qu'ils sont hérétiques, puisqu'ils se séparent de l'Église en ne laissant pas d'espoir à ceux qui possèdent ce qui leur manque. C'est donc une erreur de dire qu'il n'est pas permis à un homme de posséder des biens particuliers. » CONCLUSIO Q11a11q11a111 bo 1Îl1e110t 1d1eceat aliquid 11/ propri1111ltmbcre quo ad 11m111, crro11111ta1m1 m est aiserere ipsu,n 1101p1osse q11ippia11p1ropri1111b1abere, quo ad potes/atm proc11ra11deit dispe11sa11di. Responcleo dicendum, quod circa rem exteriorem duo competunt homini, quorum unum est potestas procurandi et dispensancli : et quantum ad hoc licitum est quod homo propria possideat. Et est etiam neccssarium ad humanam vitam, propter tria. Primo quidem. quia magis solicitus est unnsquisque ad procurandum aliquid quod sibi soli competit, quam id quod est commune omnium vel multorum : quia unusquisq ue laborem fugiens, relinquit alteri id quod pertinet ad commune, sicut accidit in multitudine ministrorum. Alio modo, quia ordinatius res humanae tractantur, si singulis immineat propria cura alicuius rei procurandae : Esset autem confusio, si quilibet indistincte quaelibet procuraret. Tertio, quia per hoc magis pacificus status hominum conservatur, dum unusquisque re sua contentus est. Unde hen videmus quod inter eos qui communiter et ex indivise aliquid possident, frequentius jurgia oriuntur. CONCLUSION Bien qu'il 11eco11vie11p1a1se à un IJ01111d1e1eposséderquelque choseen propre, c'est pourtaut 1111eerreur de d,irequ'il ue puisse possàle1·a11c11nechoasve c le dessei11 d'y apporterdes soins et de lagérer. J Moi, je réponds que l'homme en ce qui concerne les biens situés en dehors de l'homme, doit avoir tout d'abord la faculté de posséder quelque chose à quoi il apporte ses soins et qu'il gère - jusque-là il doit lui être per- (r) Res exleriores. En général ce qui se trouve en dehors de l'homme.
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