LA REVUE SOCIALISTE ' ,.. SUR LA PROPRIÉTÉ - ' ET LES PÈRES DE L ÉGLISE Depuis le commencement du mouvement contre la propriété privée, qui dans la seconde partie de notre dix-neuvième siècle, et sous les formes de mouvement socialiste ou communiste-anarchiste, se manifeste dans tous les pays modernes du monde, une question est demeurée à l'ordre du jour, est même devemie brûlante aussi bien dans les cercles catholiques que dans les rangs des socialistes des diverses écoles, la question de savoir si la communauté des biens nécessaires à l'existence des hommes est contraire ou non aux préceptes du chistianisme. Aussi, par des discussions sur ce sujet, m'a-t-il paru qu'il y a une grande ignorance des préceptes des anciens pères de l'Eglise même parmi le clergé catholique, surtout parmi le clergé inférieur des paroisses. C'est avec des signes d'étonnement, au commencement avec méfiance et incrédulité ensuite, que beaucoup de prêtres catholiques ont appris des orateurs et écrivains socialistes que les premiers pères de l'Eglise se sont prononcés d'uneiaçon péremptoire contre la propriété individuelle des biens terrestres. En soumettant ici la doctrine des pères de l'Eglise sur cette matière a une discussion, je ne le fais pas en croyant qu'il sera facile de con\'aincre les prêtres catholiques. Je sais que les prêtres catholiques subordonnent tout à l'honneur et a la puissance de leur Eglise. Si, pour le moment, il n'est pas de l'intérêt de l'Eglise de reconnaitre la propriété commune comme une institution divine, s'appuyant sur le droit naturel, les prêtres interpréteront chaque. texte comme si l'Eglise au sujet de la propriété n'eùt jamais enseign~ autre chose que ce qui convient aux intérêts du clergé vers la fin du dix-neu~ième siècle. Je sais tout cela. Quand demain (après un laps de temps de cinquante années peut-être) la reconnaissance de la propriété commune sera plus avantageuse, alors tous les prélats, les uns après les autres,
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