J I NOTRE DÉCADENCE ÉCONOMIQUE L'heure est venue ou, convaincue d'impuissance, elle devra, bon gré, mal gré, •lâcher le sceptre. Elle a peut-être fait ses affaires; elle n'a point fait les affaires du pays. Les grandes Compagnies ont eu leurs dividendes; la nation attend les siens. Autou, de nous, de formidables puissances de production se dressent qui demain étoufferaient en nous jusqu'a la faculté de travail. Ce n'est plus avec l'Allemagne, ,1vec l'Angleterre que nous aurons i compter dans un avenir proche, mais avec les grandes fédérations, avec les zollvereiris colossaux conçus sur le patron de l'impérialisme anglo-saxon (1). Que le réveil commence! Que surtout la conscience de notre affaiblissement, l'appréhension du mal mortel oü nous glissons, se répandent dans les masses, pour les dresser en un renouveau .d'activité, d'espoir et de vie! PAUL Louis. (1) Il co1wiendrait de mentionner aussi, parmi les périls de l'a,·enir, l'expansion des jeunes nations d'Amérique, d'Asie, d'Australasie (non seulement du Japon et de l'Inde, mais de l'Australie, du Canada, de l'Argentine, etc., etc.). Nous y reviendrons prochainement. Voir dans le numéro de la Revue' Socialiste du 15 juin 1898, - notre article: La Fédération anglo-saxonne. - '\
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