LA SUPPRESSION DES OCTROIS 317 munes :1. octroi, il y a du moins une chose qui est en votre pouvoir, c'est d'accepter toutes les taxes de remplacement que nous vous proposerons d'accord avec nos électeurs qui sont les vôtres. - Toute circonscription législative est formée d'électeurs urbains et ruraux. Les uns et les autres désirent la disparition de l'octroi, les premiers parce qu'ils le paient chaque jour, les seconds parce qu'il les ennuie et leur coûte aussi, quand ils vont :1. la ville, les jours d'acquisitions ou de marché. La coalition de ces deux éléments, guidée par les municipalités intéressées, triompherait aisément de tOutijS les résistances parlementaires. Comme les réformes contenues dans la loi du 29 décembre 1897 ne devront être complètement opérées que dans un délai de deux ans, à partir du 1er janvier 1898, c'est seulement en examinant les résultats de l'année 1900 qu'il sera possible de connaître d'une façon définitive le montant du dégrèvement obtenu par les boissons hygiéniques et d'établir dans quelle mesure les municipalités auront usé de la faculté de supprimer entièrement les taxes sur ces boissons, et d'envoyer au gouvernement des projets d'abolition totale de l'octroi. Cependant, pour avoir quelque idée de la nature et de la quotité <lestaxes de remplacement qui seront adoptées par les municipalités, il n'est pas nécessaire d'attendre le lendemain de l'Exposition universelle qui précédera le vingtiéme siecle. Plusieurs conseils municipaux se sont occupés du problème depuis longtemps, ou ont déjà pris des décisions fermes. - Si restreints que soient nos renseignements, cette C::tude,où nous avons successivement envisagé la question de l'octroi :1. l'étranger, devant l'opinion, et devant le Parlement, se complète forcément par l'examen des conclusions entrevues par les principaux intéressés, les conseils municipaux. Aussi bien ce sera la meilleure voie pour serrer de plus pres la solution. I ADRIEN VEBER. (A suivre). \ - ,
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