LA REVUE SOCIALISTE nous joindrons l'examen détaillé a celui de la Ville de Paris ; - naturellement favorables a la disparition des octrois. Paris. - Peu soucieux de l'opinion de ses représentants et de leurs commettants, M. Bardoux n'a daigné reproduire que les hésitations et négations sceptiques de son préfet, M. Poubelle. Cela ne compte pas. * * * Dépositio11de M. Paul Leroy-Beaulieu. - En dehors des maires, la commission sénatoriale a entendu M. Paul Leroy-Beaulieu, qui a donné certains détails peu connus des législations étrangères (Belgique, Suisse, Prusse), taxes locales anglaises. M. Leroy-Beaulieu croit nécessaire la participation de l'Etat au remplacement intégral des octrois, et préfere aux taxes directes « qui n'ont pas une élasticité suffisante pour tenir lieu de tarifs d'octroi », - des taxes indirectes. <c Si l'on veut arriver à la suppression ou à une modification très profonde des octrois, il faut absolument que les localités qui seraient dépourvues de taxes indirectes en soient indemnisées par une aide puissante et de notables sacrifices du pouvoir central, notamment par une certaine participation aux taxes indirectes perçues par l'ensemble de la nation. » En attendant, M. Leroy-Beaulieu se contenterait de la détaxe des boissons hygiéniques, - pourvu qu'elle ne soit pas insignifiante, ce qui profiterait uniquement aux intermédiaires et n'amènerait pas la diminution désirable de dix centimes par litre de vin. De plus il ne faudrait pas rejeter sux l'habitation les impôts qui frappent actuellement l'alimentation. Il faudrait surtaxer les alcools, - établir des licences municipales, - frapper de 4 °/o sur le revenu de la valeur qu'ils représentent les terrains à bâtir et non construits, - et demander aussi quelque chose aux quatre contributions directes, y compris les patentes, « car ce dernier impôt ne contribue pas, autant qu'il le devrait, aux dépenses des localités. On ne voit pas pourquoi les patentes ne contribuent pas autant que le sol aux budgets locaux». Pourquoi M. Bardoux n'a-t-il pas eu la curiosité de prier M. Leroy-Beaulieu d'accorder ces déclarations avec ce passage de lui cité dans le rapport de M. Guillemet (page 54), ou nous lisons : « M. Leroy-Beaulieu est du même avis que MM. Menier et Yves Guyot » ( sur les plus-values, véritables privilèges, dont bénéficie dans les villes la propriété foncière). L'octroi, dit-il, est un impôt d'une inégalité révoltante. Il faut le remplacer par des taxes plus proportionnelles : l'impôt foncier et l'impôt sur les
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