LA REVUE SOCIALISTE rnobilicre comme la richesse irnrnobiliere. Le maire de 1894, M. le docteur Henrot, estime que l'État devrait établir un impôt sur le capital ou sur le revenu et faire aux villes l'abandon q'unc <;Ommeéquivalente au produit des octrois. Bnr-le-D11c. - Sous prétexte que le Conseil municipal n'avait pas encore émis d'ayis ferme en mars 1894 (il s'est prononcé depuis sur l'initiative de MM. Marlier et Jules Samson), le maire s'est permis de ne rien savoir. Besa11ço11. - La déposition du maire, l'vLVuillecard, a été très cnergique en faveur de la suppression intégrale - contre toute imposition des débitants - pour une taxe sur les loyers au-dessus de 300 francs, plus un droit fixe avec catégories sur les patentes, plus enfin un droit progressif sur la cote personnelle-mobiliere, - bref, pour un impôt sur le revenu communal dont les évaluations se feraient sur la fortune totale des intéressés, et q-ui serait établi par une commission de rcpartiteurs. Ci-dessous le texte de la délibération prise par le Conseil municipal le 17 février 1894 : Le Conseil, sur le vu du projet de loi soumis au Sénat, après en avoir délibéré, décide : « 10 Qu'il est d'avis qu'il y a lieu de supprimer les octrois; « 20 Il propose de les remplacer par une taxe municipale directe et proportionnelle à établir sur les ressources et la fortune des contribuables, en tenant compte tout à la fois de la taxe mobilière, des revenus, de la patente ou tout autre indice certain et t:rngible de richesse; « 30 Cette mesure aurait pour conséquence une répartition plus équitable ·des charges publiques, en même temps qu'elle procurerait une économie considérable. » M. le maire est chargé de présenter les propositions ci-dessus à la commission du Sénat. En raison de l'importance des recettes que peut prucurer à l'État la réforme de la loi sur les boissons et les alcools, le Conseil émet le vœu que, pour faciliter aux villes la suppression de leur octroi, il leur fasse abandon de tout ou partie du principal des quatre contributions directes. Bordeaux. - Rien n'échappe à la verve critique de M. Alfred Daney, qui a depuis été remplacé à la mairie. Il prend une à une les taxes énumérées par M. Guillemet et démontre qu'aucune ne peut, soit pour cause d'insuffisance, soit pour cause d'incidences et de répercussions,trop fortes et injustes, satisfaire à la rédemption de l'octroi bordelais. N'étant pas à même de vérifier les chiffres et calculs de M. Daney, nous ne le suivrons pas dans sa dissertation paradoxale, où il n'a oublié qu'une chose, c'est qu'en taxant légerement quelques-unes des bases
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