La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE la part de ressources qu'elles tiraient de l'octroi; j'ai recherché quels pouvaient être les moyens de remplacement des taxes dont nous demandons la suppression, et j'ai trouvé parmi les villes qui avaient protesté le plus vivement contre la suppression de l'octroi une quantité de municipalités qui sont dans des contions telles qu'elles peuvent les supprimer immédiatement. ... Nous nous associons pleinement a ces paroles de M. Cot, que nous voulons justifier et compléter par l'analyse succincte des dépositions orales et écrites des maires. L'on n'y trouvera au surplus absolument rien qui motivât les conclusions négatives de M. Bardoux. Rouen. - M. Laurent, maire,_ déclare que ses observations contraires a la suppression immédiate des octrois « ne peuvent évidemment s'adresser qu'à la ville de Rouen, chargée d'une dette de plus de 40 millions jusqu'en I 9 30, et exigeant une anuité de I ,900,000 francs », à prendre sur le produit de l'octroi qui est de 3,800,000 francs. - Cette situation empêche simplement la municipalité de prendre l'initiative; mais elle suivra d'autant plus volontiers le mouvement, que population et municipalité sont d'accord pour désirer la suppression de l'octroi, surtout si l'Etat y coopere de ses deniers, et a la condition, essentielle pour le consommateur, que l'abolit_ion des octrois sur les matieres alimentaires ne soit pas partielle. _ Troyes. -- M. Delaunay, maire : « Avec une taxe de IO 0 / 0 sur les loyers au-dessus de I 50 francs, nous n'aurions besoin que de 48 centimes additionnels», - lesquels seraient diminués si l'on se contentait de l'abolition des droits sur les matières alimentaires. Roubaix. - Dire sans valeur produit par le secrétaire de la mairie. Quant à M. Carette, maire socialiste, récemment élu, n'ayant pu encore approfondir la question, il se borne a réclamer « l'autonomie communale », c'est-a-dire erî l'espèce la liberté pour chaque ville de choisir ses impôts, « car toutes les villes n'ont pas les mêmes intérêts ~clon leur commerce et leur industrie ». Vichy. - Délibération formelle du Conseil municipal donnant un avis entièrement favorable au texte voté par la Chambre, - mais attirant l'attention du Parlement sur la situation spéciale des villes d'eau, où les taxes de remplacement ne peuvent gueres être les mêmes que dans les autres villes. Pau. - Pas de délibération du Conseil municipal. M. Faisans, maire, estime que toute taxe qui frapperait les étrangers, les éloignerait aù profit de localités voisines. Beaucoup de petites propriétes, appartenant même a de nombreux domestiques. Par conséquent impossible d'appliquer à Pau l'impôt sur le capital. Le maire taxerait volontiers les cabarets. Marseille. - L'opinion unanime du Conseil est pour la dispari-

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