1. 1 - ' LA SUPPRESSION DES OCTROIS Elles devront s'appliquer à toutes les propriétés, objets ou revenus de même nature; Elles devront être assises sur des propriétés signes apparents de richesse; Elles devront e::treproportionnelles. ou objets tangibles ou des C'était reculèr devant le probléme, fuir la responsabilité d'une solution, et s'en décharger au détriment des wJ,les intéressées. La commission semblait s'avouer impuissante et avoir moins de confiance en elle-même qu'en la perspicacité des municipalités, entre lesquelles un programme de recherches était mis au concours. L'entente parlementaire était si bien dans le sens négatif que la droite la ratifia et se borna à rappeler, par l'organe de M. Thellier de Poncheville : 1° le mouvement dirigé par la société des agriculteurs de France contre les octrois au commencement de 1870, mouvement dont M. Pouyer-Quertier s'était fait le porte-parole; 2° les paroles prononcées, les 21 juillet 1879 et 27 février 1880, lors de la discussion du tarif général des douanes, par M. le baron des Rotours et plusieurs de ses amis réactionnaires, qui demandaient à la Chambre de ne pas engager le pays par des traités de commerce, afin de lui permettre, à un moment donné, de « reporter à la frontiére ces douanes intérieures dont on se plaint tant et qui s'appellent l'octroi ». - Faisant allusion à la théorie de M. Hervé, M. Thellier de Poncheville ajouta que depuis 1885 le droit d'entrée sur les céréales avait été augmenté et que, de même que le droit sur l'alcool, il le serait encore pour les besoins de l'État. - Lisez que la droite, n'ayant plus besoin d'écran pour abriter sa passion protectionniste, s'en débarrassait, puisque, sans la suppression de l'octroi, elle savait devoir arriver, grâce à M. Méline, à ses fins de réaction économique. Les événements lui ont donné raison. Les douanes n'ont pas rédimé l'octroi. Le prohibitionnisme extérieur ne nous a pas soulagés du prohibitionnisme intérieur. MM. Yves Guyot, Lyonnais, Frédéric Passy acceptérent la suppressio~ facultative des octrois sous réserve de l'approbation législative, parce qu'ainsi du moins la question ne serait pas enterrée et reviendrait fatalement chaque fois qu'une commune demanderait au Parlement l'autorisation de remplacer son octroi par des taxes directes autres que les centimes additionnels établis sur les contributions directes. Avec la nouvelle loi, pensaient les partisans sincéres de l'abolition de l'octroi, un progrés était pourtant réalisé, car un ministre ne pourrait plus écrire la lettre qu'adressait M. Floquet, le 14 août 1888, en réponse à une délibération du Conseil municipal de Lyon: Les nouvelles taxes proposées, n'étant pas conformes au système d'impôt \
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