288 LA REVUE SOCIALISTE L'aballdon de ces deux colltributions ayant été jugé insuffisant, - et aussi celui du produit des patentes proposé par M. Boiteau, - et l'État ne pouvant ni s'en passer, ni à fortiori, avec le système GlaisBizoin, se priver d'un revenu d'environ 250 millions, - la fameuse proposition déposc':e par M. Menier le 24 janvier 1880 fut prise en consi<lératioll sur un remarquable rapport Je M. Pascal Duprat. Par suite de la façon dont se renouvellent les Chambres, elle devint .::aduque en 1881. L'on sait qu'en dehors de sa conception personnelle du remplacement de l'octroi par l'impôt sur le capital et spc':cialement par une imposition de la valeur vénale des immeubles, M. Menier réclamait avant tout pour les communes 1a liberté de supprimer leurs octrois et de les remplacer par des taxes directes dont elles dc':tennineraient elles-mêmes l'assiette. Représcntc':e, avec quelques modifications, par M. Dclattre comme amendement à l'article 68 de 1a loi municipale du 5 avril 1884, elle fut repoussée à une forte majorité. - En 1886, elle fut reprise avec autorité par M. YYes Guyot, et tout de suite appuyée par les hypocrites sympathies des dirigeants parlementaires. C'est qu'entre l'année 1884 et l'année 1886 s'c':tait écoulée l'année 1885, pendant laquelle eurent lieu les élections législatives. Et au cours de celles-ci l'on reprocha amèrement aux députés sortants leur vote de 1884, et M. Hervé entreprit dans le Soleil une violente campagne contre les octrois qu'il aurait voulu remplacer par le produit du droit d'entrée sur les céréales et par une augmentation du droit sur l'alcool. Donc, en 1887, M. Rouvier déclarait que la suppression des octrois était une question plus urgente que la séparation des Églises et de l'État. - M. Falliéres, ministre de l'agriculture, donna l'ordre de l'étudier. - Et M. Léon Bourgeois, alors directeur des affaires départementales et communales au ministère de l'interieur, commença une grande étude qui a abouti d'abord aux oiseuses 110/estatistiques du ministère de l'intérieur, et ensuite à une entente, sinon formellement négatiYe, du moins non positiYe, entre M. Léon Bourgeois devenu sous-secrétaire d'État au même ministère de l'intérieur et la commission chargée d'examiner la proposition Yves Guyot, laquelle n'aboutit qu'à la veille des élections de 1889 et avec un projet dont voici la trop modeste teneur : Les communes auront le droit de remplacer leurs octrois par des taxes directes, dont elles pourront elles-mèmes déterminer l'assiette sous les conditions suivantes : Ces taxes ne dewont être prélevées que sur des propriétés ou objets situés dans la con'lmune ou des re,,enus en provenant;
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