I LA SUPPRESSION DES OCTROIS Amsterdam a exonéré les revenus inférieurs à 600 francs, et perçu sur les autres revenus répartis en trente-neuf classes une taxe moyenne de 2 °/o, avec deux restrictions d'un caractére progressif et humanitaire : r0 Le tarif ne bat son plein qu'a partir de 1,500 francs de revenu. Le montant imposable du revenu des deux premières classe ne comprend que le quart du revenu; la moitié pour les classes 3 et 4, les trois quarts pour les classes 5 et 6. 2° Le montant total de la contribution est diminué de 5 °/o pour un enfant mineur et en outre de 3 °/o pour chaque enfant au-dessus de ce nombre. - Les majeurs que des infirmités corporelles ou morales persistantes empêchent de pourvoir à leur entretien sont assimilés à des mineurs. • A Leyde, la déclaration se fait par lettre cachetée, laquelle est ensuite rendue au contribuable avec ou sans observations et demande d'explications. - Ceux qui omettent de faire leur déclaration, le collège des bourgmestres et échevins les impose d'office. A 1èrneuz.en, la taxe est nettement progressive; sa quotité croît avec la classe des revenus, depuis 1/2 °/o jusqu'à 4-0 / 0 . Comme une liste électorale le rôle est exposé pendant quinze jours a l'examen des contribuables. Or, les réclamations se réduisent a quatre ou cinq par an. * * * Espagne. - Longtemps maintenus sous la pression d'inextricables difficultés financières, les octrois ont pourtant été abolis (le 12 octobre 1868, en même temps que toutes les taxes indirectes d'État) et remplacés par un impôt de répartition établi proportionnellement a l'importance de la localité et au loyer du contibuable. Le mauvais souvenir laissé par les octrois est encore si vivace dans la population espagnole que malgré l'état désastreux des finances nationales et locales, malgré la guerre de Cuba et l'appauvrissement général du pays, malgré la constatation quotidienne du mauvais état de la voirie et de la situation rudimentaire et précaire des services publics municipaux, malgré la pitoyable pauvreté de beaucoup de communes, tout le monde opposerait la question préalable à l'audacieux qui oserait proposer le rétablissement de ce que l'on a appelé« une imitation monstrueuse des octrois français ». * * * Partout le vin est soumis, soit à des droits d'accise, soit à des droits de douane qui en tiennent lieu dans les pays non producteurs.
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