LES ÉLECTIONS EN BELGIQUE 5 C'est d'ailleu(s pour arriver à ce résultat, pour se débarrasser de ces Landgrenger, que les élections, fixées d'abord en octobre, ont 1:tc reportées à la Rn de mai. En résuiné donc, la tache noire cléricale continue à counir la moitié flamande du pays; les socialistes dominent dans les proYinces de Liège et du Hainaut; dans le reste de la \Vallon nie (Namur et Luxembourg) les différents partis se partagent la représentation. Aux élections de cette année, nous avions tout à perdre et p;1s grand'chose à gagner. Dans les provinces wallonnes, tous les socialistes, à l'exception d'un seul, étaient soumis à réélection : nous avons perdu quatre sièges, mais nous en avons gagné trois. Dans les provinces flamandes, tous les dcputés sortants ctaicnt catholiques : trois ou quatre d'entre eux ont étc remplacés par des dissidents; les socialistes ont gagné beaucoup de ,·oix; les démocrates chrétiens ont fait de notables progrès, mais, si le Gotterdremmenmg commence pour le clèricarisme officiel, il faudra de longues annces encore pour que les populations flamandes, économiquement et socialement arriérées, entrent résolument dans les voies du socialisme. Le plus prochain avenir appartient plutôt dans la Fl:indre à la démocratie ou, plus exactement, à la démagogie chrétienne. Inutile d'ajouter que la propagande du Cbris/e11eVolhspartij nous prépare le chemin et aplanit nos sentiers. Les élections prochaines, pour l'autre moitié du pays, auront lieu dans deux ans. Cette fois, nous n'aurons rien à perdre. et tout ;\ gagner : un seul ·socialiste sortant dont la réélection est certaine; un grand nombre de conservateurs élus à de très faibles 1najorités et dont nous pouvons légitimement escompter la défaite. Cette année, les socialistes étaient sur la défensive et leur résistance a été victorieuse. En 1900, ils prendront l'offensive avec l'ardent espoir de conqu-érir des positions nouvelle~. E. VANDERVELDE.
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