La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVIII- vol 02

IIO LA REVUESOCIALISTE o fr. 22 par jour. Il a suffi de 120 jours pour récupérer les pertes et le bénéfice au bout de 300 jours s'est élevé à 5r, 799 francs. Il semble donc, en acceptant les calculs de l'Office du travail, que, dans les questions de salaires, les grèves n'aient pas été pécuniairement préjudiciables aux ouvriers. Mais l'ensemble des pertes pour la totalité <les grèves reste bien supérieur aux profits réalisés. Des 356 gréves signalées en 1897, 68 se sont terminées par une réussite, 122 par une transaction, enfin 166 ont échoué. On voit donc que, dans la moitié des cas environ, les grévistes ont obtenu une satisfaction totale ou partielle. Le Parti socialisterévolutionnaire. - C'est un simple changement de titre du Comité révol11tio11naicre11tral, changement inspiré par les circonstances et surtout par des adhésions de plus en plus nombreuses. Tous les comités et groupes du Comité révolutionnaire central ayant été consultés, conformément aux prescriptions de son règlement, il a été unaniment décidé que, désormais, l'organisation générale, du parti prenait le nom de Parti socialiste révolutionnaire, le nom de Comité révolutionnaire central désignant exclusivement le Comité général ou central du parti siégeant à Paris et formé par la délégation des comités. POURLE PARTISOCIALISTERÉVOLUTIONNAIR: E La Co111111issiaodn111i11isfrative, J.-L. BRETON,CHAU\'IÈRE,Marcel SEi\!BAT,Edouard VAILLANT, WALTER, députés; E. LANDRIN, E. THOMAS,conseillers généraux de la Seine; ARGYRIADÈESB, ERSG, aston CAGNIARDC,ALMELS, CAPJUiAN, CHABOSEAU, Louis DuBREUILH, P. FOREST,Alb. GouLLÉ, H. LE PAGE, Henri PLACE, Henri TUROT. Un Congresd'enseig11e111e11t social. - Le Collège libre des Sciences sociales a projeté de réunir à Paris, en l'année 1900, le premier Congrès international de l'enseignement social. Voici ce qu'a écrit, à ce sujet, ~on secrétaire général, Dick May, dans la Revue desRevues: Dans le cours de l'année 1896, en racontant la premii:re année vécue par le Collège libre des Sciences sociales, on était amené à le présenter comme " un confluent de désirs antérieurs, de bonnes volontés éparses, de croyances et d'énergies incoordonnées • : désir d'un enseignement social organisé, général et impartial, - bonnes volontés s'inspirant du désir et, d'ailleurs, dépourvues de plan, - croyance de doctrinaires, - énergies éparpillées-à la recherche de métho:les associées à la doctrine ou d'applications émanées de la méthode. Pour comprendre à quel point ce confluent pût attirer, et, par des associations trcs imprévues, réunir en un même lit des courants issus de sources parfaitement excentriques, il faudrait se rappeler le mouvement d'ar• (

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