' / MOUVEMENT SOCIAL 109 Contestations relatives au mode d'établissement ou de paiemen des salaires, 33 grèves; Contestations relatives à la réglementation du travail, 2 3 grèves ; Pour la suppression ou contre l'introduction du travail aux pièces, 10 grèves; Contestations au sujet des règlements d'atelier, 12 grèves; Demandes de suppression ou de diminution des amendes, 9 grèves; Demandes de renvoi des femmes, 3 grèves ; Limitation du nombre des apprentis, 3 grèves; Retenues pour l'assurance ou caisses de secours, II grèves; Causes diverses, 5 grèves. L'Office du travail s'est efforce cette année, et c'est là une innovation des plus interessantes, d'évaluer les pertes subies par les grévistes en 1897 et de rechercher si les gains réalisés par eux en cas de réussite ou de transaction avaient compensé ces pertes e~ dans quelles proportions. Il a fait porter ce calcul relatif uniquement sur les grèves qui ont eu pour but des modifications du salaire journalier. Les résultats que les grévistes ont pu obtenir dans les autres cas, et auxquels ils attachaient quelque importance, puisqu'ils n'ont pas hésité, pour les atteindre, à subir la grhe, ne sont pas en effet appréciables en numéraire, de sorte qu'il est impossible, sauf pour les intéressés, d'estimer si les sacrifices _qu'ils ont faits de leurs salaires pendant les jours de chômage ont été compensés par les satisfactions, morales alors, qu'ils - ont pu obtenir. Toutes ces réserves faites, voici que)s sont les résultats du calcul effectué par l'Office du travail : Sur 165 grèves faites en vue d'obtenir une augmentation de salaire et intéressant 26,745 ouvriers, 27 ont été suivies de réussites, 76 de transactions et 62 ont échoué. La moyenne des salaires, qui était de 4 fr. 52 avant la grève, s'est élevée à 4 fr. 82, soit environ 30 centimes en plus par ouvrier. Le montant des salaires perdus a été de 2,148,156 francs, mais cette perte s'est trouvée compensée, au bout de 268 jours, par l'augmentation obtenue, et, au bout de la période de 300 jours, prise comme base, le bénéfice a été de 289,635 francs. Quant aux réductions de salaires, on a considéré pour établir le calcul, que le salaire avant la grhe était non pas le salaire payé aux ouvriers, mais celui, diminué, qui leur était proposé. Ceci est juste, puisque, sans la grève, ce salaire réduit eût été appliqué. On a trouvé que dans ces derniers cas la moyenne des salaires qui eût été de 3 fr. 78 s'était maintenue à 4 francs, d'ou pour les ouvriers un bénéfice de
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