REVUE DES REVUES liques abandonnent le repos dominical, parce qu'un gouvernement, expression des intérêts capitalistes, dont il est le prisonnier, se refuse à exécuter un vote de la Chambre, formel à cc sujet, prescri\·ant le repos d'un jour par semaine dans les chantiers de !'Exposition. Les élèves de Le Play, après avoir proclamé la nécessité de la déccntralis~tion, repoussent les franchises communales, parce que les socialistes. sur quelque point, pourront en profiter. Que valent, je vous le demande, des doctrines qui s'effritent ainsi et tombent en poussiére au premier choc des événements ? * * * Nous avons eu l'occasion de signaler (1) la campagne entreprise contre le Transvaal par certains périodiques comme le Mati11 et l'Éro11omislefra11çais, qui ont publié des articles sensationnels sur les différends sLir,·cnus entre les Boërs et les administrateurs de mines. Le bout de l'oreille financière perçait, trop visible, à travers les accumulations de chiffres familières à M. Leroy-Beaulieu (par celui de la Société de Le Play - celui de l'Éco110111iste), pour qu'il fùt possible -de se tromper sur le mobile de la campagne. M. Leroy-Beaulieu, d'ailleurs, n'y allait pas par quatre chemins : il concluait hardiment à une intervention de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la France, coalisées pour imposer au gouvernement transvaalien les revendications des Afrikanders. C'était là le seul moyen, disait-il, de sauver l'avenir des titres du Transvaal. En même temps que l'Éco110111isle lançait cet appel à l'intervention européenne en faveur des capitalistes qui ont dévalisé l'épargne française, les journaux quotidiens publiaient les nouvelles les plus contradictoires et les informations les plus invraisemblables sur l'attitude <lugouvernement de Pretoria. M. Edgard Roëls, qui revient de Johannesburg, où il a été correspondant du Ten,ps, confirme, dans la série d'articles qu'il vient de réunir en brochure à la librairie Hennuyer, cc que nous n'avions pu qu'entrevoir à travers les allégations spécieuses des meneurs de la campagne. Voici, succin~tcmçnt résumées, les constatations faites sur place par notre honorable confrère : , Il y a, au Transvaal; 185 mines, bon_ncs·ou mauvaises·, ayant nécessité l'émission d'un capital nominal d'environ I milliard et demi. Sur cc milliard et demi, 55,0 millions, envir~n, ont été r{:eÙement employés dans l'industrie aurifère. Le reste, soit 950 millions, est allé aux mains des financiers qui ont lancé les affair_esde mines d'or. Mai~ - (r) Numéro d'avril 1897, p. 469 et suiv.
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